08 mai 2012
[Ventes] Party Queen : Résultats officiels de la 7è semaine
Voici les résultats de 7ème semaine dans les charts pour l'album Party Queen. L'album remonte de deux places pour atteindre la 41ème place avec 2 167 exemplaires vendus, ce qui amène à un total de 137 974 exemplaires vendus sur ces sept semaines.
Semaine 1 : #2 / 97 691
Semaine 2 : #6 / 18 101
Semaine 3 : #9 / 8 513
Semaine 4 : #15 / 5 618
Semaine 5 : #27 / 3 352
Semaine 6 : #43 / 2 532
Semaine 7 : #41 / 2 167
Total : 137 974
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04 juin 2010
L'enfance d'Ayu
Note de Misa-chan, la traductrice japonais-anglais : Les scans n’étant pas d’une très haute qualité, certaines parties de l’article ne sont pas traduites « mot-à-mot ».
Page 1
Les premières années
Peu après 19h le 2 octobre 1978, à l’hôpital universitaire de Fukuoka, Ayumi est née. Son poids à la naissance était de 2,780 kg. On l’a surnommée le « bébé au visage noir ». Et à partir de ce moment, Ayumi elle-même va nous conduire à travers les étapes de sa vie.
Une élève qui a vite quitté les couches et commencé à parler
J’étais vraiment petite quand je suis née, donc on a dû me mettre dans le – comment on appelle ça ? Le truc qui ressemble à une filet - Ah la couveuse ? (rires) On a dû m’y mettre.
« L’accouchement en lui-même a été facile. Elle est sortie quasiment dès que les contractions ont commencé, comme elle était si petite. (rires) » <Maman>
Le nom « Ayumi » m’a été donné par Grand-mère. C’était supposé être le vœu que je « continue à marcher droit, un pas à la fois ! » Mais, eh bien, je suppose que je ne fus pas vraiment l’enfant qu’elle aurait voulu. (rires)
Je n’essayais pas vraiment, mais j’ai quitté les couches assez tôt. J’ai appris tôt à parler aussi, donc j’ai vraiment été une élève star, jusqu’à l’école maternelle.
« Elle était vraiment une enfant qui avait besoin de peu de surveillance. Bien qu’il y ait eu la fois où je me suis réveillée et où je l’ai trouvée en train de jouer avec son propre caca… Tous les adultes présents à ce moment-là se moquent encore d’Ayu à ce propos. (rires) » <Maman>
Eh, Maman n’avait pas à raconter ça ! (boude)
Je ressemblais à un petit garçon à l’époque, partout où j’allais, on me demandait « alors tu as quel âge, petit ? » Et parce qu’on ne m’a jamais appelée « petite », je me souviens que j’utilisais le terme « boku » quand je parlais de moi.
Photos (cliquez sur le scan pour suivre avec les photos)
1 = « J’étais à fond dans l’élégance alors, bien que je ne m’en souvienne pas du tout maintenant. (rires) C’était probablement quand j’avais 2 ans. » A Akiyoshidai, préfecture de Yamaguchi.
2 = « D’une certaine manière il ne me ressemble pas. Ce bébé n’a pas de doubles-paupières. Oh eh bien je suppose que je n’étais pas encore devenue humaine. (rires) »
3 = 1 an. « Je pense que ça a été pris au parc d’attraction de Greenland, dans ma ville natale. J’y ai probablement été avec mes cousins Ya-chan et Kiku-chan. Probablement. »
4 = « Ca a aussi été pris à Greenland. A gauche c’est Grand-mère et à droite c’est Maman. J’ai tellement joué, en conduisant ma petite voiture. 2 ans, et tout comme un petit garçon. »
Page 2
L’école maternelle et les premières classes de l’école primaire
A l’époque elle était une enfant solitaire qui devait rentrer seule de l’école comme sa mère travaillait. Surtout à l’école primaire, elle était une enfant très secrète… Connue pour être timide et réservée. Au milieu de tout ça, elle vécut son premier amour.
Un inattendu charme réconfortant, on jette un coup d’œil à la vraie Ayumi que l’on ne connaissait pas…
Une enfance solitaire. Sa rivale : la télévision !?
La jeune Ayumi était vraiment une enfant assez froide. Ne faisais-je pas des châteaux de sable avec mes amis dans le bac à sable ? Même dans ce genre de situation, je ne faisais que me tenir sur le côté et je regardais, en me demandant « Qu’est-ce qu’il y a de si amusant là-dedans ? » Et parce que j’aime les endroits en hauteur, je grimpais aux arbres et je restais là, à rêvasser seule.
Et parce que Maman travaillait, elle n’avait pas beaucoup de temps à me consacrer. Donc quand Maman regardait la télévision et riait devant quelque chose qui passait, je me sentais vraiment jalouse. Donc pour ne pas être la perdante, je m’asseyais sur ma chaise à côté de la télévision, ensuite je me levais subitement et je commençais à jouer (rires).
La garderie ô combien détestée. Excellente avec des instruments de musique comme le xylophone, et pour faire l’actrice aussi !
J’ai été dans une garderie appelée « Violet Daycare Centre », mais je détestais cet endroit. J’étais mauvaise à la course, je détestais la nourriture, et je ne parlais à personne à part à ma meilleure amie Yuuko.
Cependant, pour une raison ou une autre j’aimais juste les instruments de musique. Et quand vous aimez quelque chose, vous vous entraînez de toute votre âme, et ensuite vous devenez bon, n’est-ce pas ? Et des compliments de mon professeur me rendaient encore plus heureuse.
J’ai même été choisie pour jouer un solo au xylophone à la fête de Noël de cette année-là.
« C’est encore un coup de ces deux-là ! » Célèbres dans le quartier!?
J’ai fait un tas de bêtises avec Yuuko. On cueillait toutes les fleurs que Maman et Grand-mère faisaient pousser dans notre jardin, et on faisait tellement de bruit en entrant dans le terrain d’un voisin pour attraper des têtards qu’on se faisait pourchasser. Cependant, faire toutes ces choses me rendait vraiment heureuse. Je suppose que j’étais vraiment une enfant solitaire.
Des paroles sincères de Maman
Elle était vraiment une enfant timide et réservée. Au lieu de jouer avec des amis, elle choisissait de jouer au piano à la maison, de dessiner, ou d’écrire des lettres… Elle était vraiment introvertie (rires).
Un incident dont je me souviendrai toujours c’est la fois où elle devait faire un projet en art pendant les vacances d’été. Ayumi avait réalisé une œuvre tellement belle toute seule, mais je suppose que c’était trop beau. Son professeur lui a demandé où elle l’avait acheté, et elle a été incapable de dire qu’elle l’avait fait elle-même. Quand je suis venue la chercher elle pleurait, et a refusé de me dire ce qui n’allait pas. Je l’ai su seulement au moment où elle a appelé son amie au téléphone.
Elle regardait aussi l’anime « Anne… la maison aux pignons verts » (doublé en France sous le nom « Anne aux cheveux roux »), et me disait à quel point elle souhaitait être aussi intelligente que Anne. A l’époque elle avait aussi décidé qu’elle voulait devenir mannequin, et parce qu’un mannequin devait interagir avec beaucoup de gens, elle est doucement devenue plus extravertie.
Photos (cliquez sur le scan pour suivre avec les photos)
5 = « Ca ressemble à un parc, je suppose… Peut-être que c’est la raison pour laquelle je faisais cette tête-là. » 4 ans.
6 = Une fille heureuse à la fête de Noël. « J’ai d’abord chanté dans un grand auditorium, et ensuite je me suis à nouveau produite sur scène à la garderie. »
7 = « Je me suis trompée dans les paroles dès le début de la performance, et j’ai eu tellement honte que j’en ai pleuré… »
8 = « C’était aussi à la fête de Noël. On devait dire quelque chose, puis passer le micro et la bougie à l’enfant suivant, mais je ne voulais pas. (rires) » A la garderie « Violet Daycare Centre ».
Page 3
Souvenirs du premier amour réconfortant d’une fille sombre et réservée
Une personnalité super réservée… et un triste incident au récital
Quand j’étais à l’école primaire, j’étais une fille vraiment réservée. Je n’avais encore jamais levé la main en classe, et même quand le professeur m’interrogeait, je devenais toute rouge et je baissais la tête, incapable de parler même quand je connaissais la réponse.
Une fois on a monté un récital de musique, et par le système de relai de notre classe, c’était mon tour d’être la présidente (de la classe). A l’époque j’étais toute « Je ne peux pas ! Je n’ai jamais parlé en public, je peux seulement lire le script, et encore, ma voix ne sortira jamais… » J’étais vraiment comme ça avant. (rires)
Le jour où elle est descendue du haut de la cage à poules
Je me suis fait beaucoup de bleus sur cette cage à poules. C’est dur de choisir un incident en particulier à raconter… Il y a eu cette fois où j’étais en haut de la cage à poules, et je devais aller aux toilettes, mais je suppose que j’avais l’impression que ça ne valait pas la peine d’y aller, comme j’avais fait tant d’efforts pour arriver là-haut. Et ensuite, quand je ne pouvais plus me retenir, je me suis dit « ok, descendons », j’ai avancé le pied pour descendre et… je suis tombée directement sur le sol en faisant BOUM ! Déjà, je me suis tout d’abord dirigée vers les toilettes, et ce fut seulement quand j’avais terminé que la douleur s’est manifestée.
J’ai été admise à l’hôpital, et à part les bleus, je m’étais aussi cassé quelque chose dans la jambe ! (rires)
Le premier amour pour « N-kun » a commencé aux balançoires
Un jour à l’époque du CE2, je me balançais quand tout-à-coup, quelqu’un s’est mis à frimer et m’a ordonné de descendre ! Il était si imposant et dur et il avait l’air tellement en colère, ma seule pensée a été « Ouah, ce type est flippant ». Et c’était N-kun.
E ce moment-là, j’étais vraiment agacée, mais j’ai vite ressenti quelque chose pour lui, et le béguin a duré vraaiiiiiiiiiment longtemps. La famille de N-kun était celle de l’électricien, et à chaque fois qu’on n’avait plus de piles à la maison, j’enfourchais mon vélo dans le but délibéré d’aller chez lui en acheter, bien qu’il vivait vraiment loin. (rires)
Et ensuite, une fois, alors que j’étais sortie, N-kun est venu chez moi et m’a laissé une horloge en forme de poisson en cadeau… (Note : Ayu = une sorte de poisson qui se traduit aussi par « ayu » en français)
Photos (cliquez sur le scan pour suivre avec les photos)
9 = CP. En train de jouer « Ballade pour Adeline » de Richard Clayderman à un récital de piano. « Je me suis trompée au début, et ça m’a un peu déstabilisée. » (rires)
10 = Note : le texte sous la photo est trop flou et n’a donc pas été traduit.
11 = « Prise le même jour que la photo datant du CP. C’était l’heure du déjeuner… On avait vraiment des repas frugaux. (rires) » Elle aimait mettre de la marmelade sur sa nourriture.
12 = Prise la première nuit d’un voyage d’études. « La 2è à partir de la gauche, dans la rangée du fond, c’est Ayumi, et là tout à droite c’est la fameuse Yuuko. (rires) La 2è à partir de la gauche dans la rangée de devant c’est notre voisine Mai-chan. »
13 = « Je pense que ça date du CM1, quand on a été faire un voyage d’études historique. » Elle n’a quasiment pas changé depuis cette époque !?
14 = « Cette photo n’a pas été prise au même parc que celle de la dernière page ? Je me souviens qu’on avait fait un barbecue en plein air à ce moment-là. » Environ à l’époque du CE1, quand elle était encore introvertie.
Page 4
Grande transformation en 5è. Son premier rendez-vous : un double rendez-vous
Et ensuite on a été voir Bodyguard ensemble… avec Yuuko et son ami qui la regardait avec insistance. Un double rendez-vous !? Mais ça a fini avec les deux garçons restant ensemble et idem pour nous les deux filles. (rires)
Quand j’ai dû aller à Tokyo, je ne lui ai pas dit, mais comme c’était une petite ville, la nouvelle s’est répandue, et il est venu me demander si je partais vraiment…
Cependant j’ai presque voulu plaquer Tokyo pour lui. (rires)
Des larmes à l’aéroport de Fukuoka. Fukuoka est de plus en plus petite…
Je suis venue à Tokyo quand j’étais en 4è, pour Twins Teacher. Jusqu’alors, je n’avais jamais tenu Tokyo ou le monde du divertissement en très haute estime. Mais quand j’ai tourné Twins, j’ai rencontré des personnes vraiment innocentes, et de très ambitieuses aussi (Note : c’est en tournant ce drama qu’elle a rencontré son amie Ayumi Ogata, la fille d’untitled ~for her~, et son ex-fiancé, Tomoya Nagase du groupe TOKIO).
Je n’avais pas une grande passion pour le mannequinat alors. J’avais le sentiment que c’était juste beaucoup trop de battage.
Je voulais rencontrer beaucoup plus de gens comme ça à Tokyo.
Et donc, on m’a fait entrer à Sun Music… mais j’ai pleuré quand j’en suis sortie. Tout le monde dans le groupe était là pour moi, mais parce qu’il y avait des reporters de ma ville natale, j’ai vraiment paniqué.
En regardant le téléphone gris on se disait « Eh, c’est quoi ça ? Un téléphone international ? » «Doit-on s’en servir pour appeler chez nous ? » On était toujours si enthousiastes, mais quand le moment était venu de dire « à demain ! », Minazou se mettait soudain à pleurer. Ce qui faisait éclater en sanglots tout le monde, moi y compris.
Je pleurais aussi pendant le voyage en avion. Je me disais « Regarde, Fukuoka est de plus en plus petite » et je me sentais si triste. Mais quand l’avion s’approchait de Tokyo, l’espoir d’une certaine manière semblait grandir.
Je me disais à moi-même de travailler dur à partir de ce moment-là.
Photos (cliquez sur le scan pour suivre avec les photos)
15 = « En 5è, avec Piggy Ree dans le salon à la maison. » Un terrie blanc, son vrai nom est Ree. Allez dans n’importe quel dictionnaire (page 24) pour trouver le sens caché derrière son nom.
16 = Photo promotionnelle avec son Agence de Mannequins à Fukuoka. « J’étais en 4è à ce moment-là, et si « pure ». (rires) »
17 = 3è. « On a été skier pendant notre voyage scolaire. Je n’arrive pas à me rappeler où… (rires) » Cependant on peut voir le nom de l’endroit imprimé sur leurs jerseys.
18 = Fête sportive en 4è. Une fille avec 8 garçons, elle était vraiment une « Reine »… « On était une équipe de pom-pom girls, c’est tout. Les groupes 3 à 6 n’avaient qu’un seul garçon dans leurs rangs. »
19 = 4è, prise quand elle a été auditionner à Tokyo pour Twins Teacher. « On m’a dit que ma jupe était trop longue, ce fut vraiment un choc culturel. (rires) »
20 = Son look à l’époque du mannequinat. Une veste rose avec des gants bleus, ça fait une forte impression ! « Ma pose continue à être copiée par des imitateurs d’Ayu ! (rires) »
Traduction japonais-anglais : Misa-chan
Traduction anglais-français : Linoa62
Scans : miskiq@AHS
02 août 2009
GirlPop mars 1999

Après avoir débuté avec « poker face », elle a sorti un
single tous les deux mois pour un total de cinq singles ; Ayumi Hamasaki a
parfaitement traversé l’année 1998. Elle est entrée dans l’année 1999 avec son
premier album « A Song for XX », sorti le jour de l’an.
« Je n’étais pas bavarde. Encore aujourd’hui je ne parle pas beaucoup, mais j’étais vraiment une enfant calme. Quand quelqu’un me disait bonjour, je rougissais instantanément, regardais par terre, et je ne faisais qu’acquiescer. Je me demande si les adultes pensaient que j’étais une enfant impolie en me voyant (rires). »
Et à l’école ?
« Même pendant les moments ennuyeux où tout le monde riait, je me demandais si je devais en faire autant ; je voulais désespérément m’intégrer. Les foules me lassaient beaucoup. »
Aviez-vous des amis ?
« J’ai compris pour la première fois ce qu’étaient des vrais amis pendant le collège. On se réunissait tous ensemble quand on séchait les cours et on parlait de choses futiles ; c’était le bon temps. Mais je n’étais pas une délinquante. Cependant je n’étais pas non plus une élève très assidue (rires). C’était une vraie zone rurale sans aucun quartier comme Shibuya. J’ai retouché mon uniforme dans le but d’avoir une mode unique ; j’avais dépensé tout mon argent de poche pour ça (rires). Peut-être que j’ai agi comme ça pour créer ma propre existence. Je ne sais pas vraiment comment les gens percevaient mon comportement. »
C’est mignon.
« J’étais souvent en retard, parce que j’étais heureuse que tout le monde dise « elle n’est pas encore arrivée » et qu’ils s’inquiètent pour moi. »
Vous sentiez-vous seule ?
« Je me le demande (rires). »
Beaucoup de gens le savent probablement, mais à la fin de l’année
dernière Ayumi Hamasaki a fait une apparition à l’émission de radio « All
Night Nippon » pendant une journée. Elle est revenue sur la route qu’elle
a traversée, avec ses chansons de l’album « A Song for XX ». Elle a
parlé en toute franchise des circonstances dans lesquelles elle a été élevée :
le divorce de ses parents quand elle était encore une enfant, le fait de ne pas
pouvoir se souvenir du visage de son père, et sa mère qu’elle appelle « mommy ».
Ce fut un aboutissement naturel pour Ayumi Hamasaki que de communiquer la
manière dont elle avait vécu jusqu’à maintenant aux gens qui la soutiennent.
Quand je lui ai demandé pourquoi elle avait autant parlé d’elle, elle me
répondit avec un grand sourire, « ça va peut-être surprendre tout le
monde, mais je n’ai jamais pensé que les circonstances dans lesquelles j’ai été
éduquée étaient pitoyables. C’est parce que c’était naturel pour moi. C’est
pourquoi ça ne veut pas dire que j’en parle parce que je veux qu’on compatisse
ou parce que je souhaite que les gens me disent ‘bonne chance‘ ».
Comment est votre mère ?
« Parce que nous avons toutes deux mûri, et parce que je suis maintenant capable de comprendre de nombreuses choses, notre relation s’est améliorée. Mais les sentiments de vouloir être comme mommy et de ne pas vouloir être comme elle continuent à coexister ensemble. Je me demande s’il y a un sentiment de rivalité. C’est très difficile quand on prend des photos ensemble. Si je suis bien sur la photo mais que mommy ne l’est pas, elle hurle « c’est horrible ! » et jette la photo (rires). Peut-être que nous sommes plus comme des sœurs. »
Y-a-t-il eu des cas où vous avez été blessée à cause de votre contexte
familial ?
« Parce que je voulais toujours me comparer à d’autres personnes à l’époque de l’école primaire, il a pu y avoir des cas. Par exemple, ma mère ne venait jamais aux rencontres sportives. Ce genre de choses. Je n’étais jamais vraiment blessée ou en colère. C’est parce que je pensais que ces choses étaient naturelles. En fait, aujourd’hui je ressens de la gratitude. Parce que je suis là grâce à elle. »
Eh bien, quel chemin avez-vous pris après vos inoubliables années collège ?
« Etant donné que j’étais déjà repérée à Fukuoka, je suis allée poursuivre mes études à Tokyo. Je voulais pouvoir rapidement tout faire moi-même. Payer le loyer et la nourriture avec mon propre argent que j’aurais gagné. Mais c’est impossible avec un boulot à mi-temps. »
Quelles ont été vos impressions de Tokyo ?
« Parce que l’atmosphère remplie d’adultes ne me convenait pas, de nombreuses choses me lassaient. Je me disais que Tokyo était un endroit terrifiant (rires). Je ne sais même plus combien de fois j’ai pensé rentrer à la maison. Mais si j’étais vraiment revenue, ça aurait été regrettable parce que j’étais sûre que les mots « Hamasaki a échoué, comme prévu » allaient être prononcés. Je ne voulais vraiment pas que ces mots soient prononcés. Je n’avais pas vraiment besoin du monde du show-business. Je voulais retourner chez moi après avoir accompli quelque chose par moi-même. Même si les gens se moquaient de moi, ce ne serait pas grave aussi longtemps que quelque chose de fort avait été laissé en moi. »
Hamasaki Ayumi avait seize ans quand on l’a invitée à chanter. Pour une fille comme elle, cela a dû être une évolution trop soudaine. « Aller aux cours était ennuyeux et je ne pensais qu’à comment les sécher. J’en avais marre d’élever la voix (rires). » Hamasaki répond ainsi avec un sourire narquois alors qu’elle se souvient de cette époque. Le fait qu’elle ait fini par s’intéresser au chant bien qu’elle ait dit qu’elle n’aimait pas du tout ça, c’est parce qu’elle a été encouragée par son producteur à écrire ses propres paroles.
Et si vous n’aviez pas commencé à écrire des paroles ?
« J’aurais sûrement démissionné. Si ça n’avait été que le chant, je n’aurais sûrement pas réussi à trouver un sens à tout ça. Après avoir commencé à écrire des paroles, j’ai commencé à accepter de chanter, parce que les mots que je chantais venaient de mon cœur. Au collège, le sentiment de vouloir comprendre ma propre existence a crée une mauvaise impression, mais j’ai enfin découvert un moyen par lequel je pourrais me montrer clairement aux gens. J’adore vraiment écrire des paroles. C’est parce que c’est comme écrire une lettre au monde entier. Et aussi parce que ce n’est pas une circulation à sens unique. »
Sur votre premier album, « A Song for XX », quelle genre de forme
a été crée ?
« Je ressens que la vraie Ayumi Hamasaki est montrée, et pas juste une image. Tout y est, le bon comme le mauvais. »
Une compilation de vos vingt ans ?
« Bien que je ressentais que je ne devais rien cacher, jusqu’à maintenant, je niais ou plutôt je cachais mon passé. Parce que je me comportais comme une étudiante modèle, je me suis sentie coupable. J’ai détesté ressentir ça tout le temps, mais après que ma carrière a décollé, peu importe ce que je faisais, on me disait « c’est bien, non ? » Quand mes journées sont devenues ainsi, je me suis dit que ce ne serait pas un problème si je divulguais mon passé pour la première fois. C’est pourquoi j’ai tout écrit comme ça. Comme on ne peut avoir qu’un premier album dans sa vie, on peut peut-être me pardonner (rires). »
Peut-être avez-vous validé les significations que vous avez ressenties
en vous quand vous écriviez ?
« Vous êtes unique en ce monde. On dit souvent qu’il y a trois personnes dans ce monde qui sont comme vous, mais ce n’est que l’apparence extérieure. Je crois qu’il n’y a pas une seule personne qui soit exactement comme vous. Il y a vraiment des choses que vous seul pouvez faire, et il y a des choses que vous ne pouvez pas faire. C’est pourquoi j’aime les humains et pourquoi je crois que les gens ne peuvent vivre seuls. »
Bien que vous ayez fini de travailler sur votre album, vous avez dit
que vous aviez encore des tas de choses sur lesquelles vous aimeriez écrire.
« Je ressentais vraiment ça à l’époque. Mais quand j’ai dû écrire ma nouvelle chanson qui est sortie en février, je me suis complètement effondrée (rires). Je réfléchissais, j’écrivais et je la jetais. Ce procédé s’est répété encore et encore. »
Incapable de dormir en de telles circonstances, elle a eu envie de s’évader
et avait prévu de « fuir » de Tokyo. Quand, dans la voiture, Hamasaki
a ouvert les yeux après un long sommeil, le paysage était couvert de neige. « J’ai
dit que je voulais voir la neige », à ce moment-là la voiture s’est
retrouvée coincée dans le caniveau, et Hamasaki en levant le doigt, a demandé l’aide
des Saruganseki (duo de comiques japonais qui a fait le tour du globe en
auto-stop). Son sixième single « WHATEVER » a été crée pendant de si
étranges évènements. Je fus surpris par le fait que la première piste « version
M » avait un arrangement « euro-dance ».
Pendant un moment je me suis demandé si vous alliez continuer dans
cette voie.
« La piste standard d’Ayu est la deuxième, la « version J ». J’espère que quand les gens achèteront le single ils seront tout d’un coup surpris en écoutant la « version M ». J’ai aussi parlé de ça avec mon producteur. Je me demandais si c’était bon de s’amuser un peu avec la sortie de cette année. »
J’ai entendu une rumeur selon laquelle vous sortirez encore des singles
à un rythme rapide cette année.
« Ce n’est pas une rumeur. Je vais vraiment le faire (rires). Je pense que je vais prendre le même rythme que celui de 1998. Là tout de suite, il y a beaucoup de choses que je veux faire. Cette fois je m’amuse avec un rythme dance, mais la prochaine chanson pourrait être une grande ballade ou du reggae. Peu importe ce que je vais faire, il est important pour moi que les gens reconnaissent que c’est moi qui l’ai crée. Je veux faire de telles choses. »
J’ai entendu dire qu’il allait y avoir un live secret au mois de mars.
« C’est dans un petit endroit afin que tout le monde puisse voir mon visage. Je veux rassembler des gens qui veulent simplement m’entendre chanter. Je pourrais commencer à réfléchir à une tournée après ça. »
Traduction japonais-anglais : tenshi no hane@AHS
Traduction anglais-français : Linoa62
10 avril 2009
Arena Tour 2010 : rapport de live
Un grand merci à Misa-chan@AHS pour ce rapport de live!
Scène
Casino Las Vegas/cirque avec beaucoup de lumières colorées...
Sinon c'est la scène de d'habitude.
Alors il y a les 2 écrans habituels des 2 côtés de la scène, celui qui est au milieu est divisé en 5 parties, et au-dessus de la scène circulaire il y a un autre écran circulaire, peut être abaissé, donc quand Ayu est élevée sur la scène circulaire, on a l'impression en quelque sorte qu'elle se tient sur cet écran.
Intro
Avant la première chanson, longue intro avec 3 clowns danseurs.
Il y a une petite valise devant le rideau rouge.
Un clown court, emmène la valise sur l'allée centrale et l'ouvre.
Les 2 autres clowns sortent de la valise.
Ils ont fait quelques acrobaties, les 2 clowns sont repartis dans la valise et le 3è a ramené la valise dans les coulisses.
THE introduction a commencé ensuite. Rien de spécial, des danseurs en costumes avec beaucoup d'effets de lumière et de lasers. Les 5 parties du grand écran ont montré différentes parties du visage d'Ayu, et elles se sont rejointes pour former son visage entier.
Microphone
A peu près la même chose que la performance au Music Station.
Elle était assise sur une chaise se trouvant sur la scène circulaire, les danseurs dansaient autour d'elle. La robe était celle du PV de Microphone, mais le haut était constellé de bijoux donc c'était très brillant.
L'écran principal montrait une très belle animation à la fois rock et cirque XD
Le titre de l'album défilait sur l'écran circulaire.
Super performance vocale.
alterna
Pas beaucoup de mouvements, juste Ayu debout qui chante. Les danseurs faisaient des acrobaties en arrière-plan.
About you
Semblable à alterna, juste apprécier la voix. Elle chantait tellement mieux que lors du CDL, elle est contente de le dire.
Danse du ruban à la fin de la chanson, mais une version "rock" et "passionnée" qui allait bien avec l'ambiance.
Vidéo
Ayu dans une robe victorienne, cheveux longs. 4 personnages : Ayu, Midoring, Maro et Shuya. La vidéo montrait Ayu tenant une photo les montrant à 4, tous vêtus de blanc. La photo a ensuite pris feu, et ça s'est fini par la robe de Midoring se retrouvant maculée de rouge et le t-shirt de Shuya maculé de bleu.
rainy day
Ayu est arrivée portant la robe blanche, les danseurs portaient des imperméables et avaient des parapluies.
BALLAD
Au début, les écrans montrent à nouveau les 4 personnages précités, ils s'effacent pour devenir des silhouettes sombres, les 4 pleurent.
Voici l'histoire : Shu-ya et Midoring sont amoureux, mais Ayu aime Shu-ya, et Maro aime ayu. Jusqu'au pont, c'était l'histoire classique "je t'aime mais mon amour n'est pas réciproque". La robe de Midoring s'est tout à coup teintée de rouge (du sang peut-être), et elle meurt dans les bras de Shu-ya. Shu-ya boit du poison (la tache bleue vient de là) et il meurt aussi. Et pendant tout ce temps, Ayu court vers eux et pleure. Maro essaye de la réconforter, mais elle l'envoie bouler. Ayu pleurait tellement qu'elle n'a pas réussi à bien chanter les derniers refrains, apparemment tout le public limite pleurait aussi o_O). Misa-chan dit que ça peut avoir l'air gnangnan dit comme ça, mais ça ne l'était pas.
Interlude
Les danseurs ont joué du tambour un peu comme au CDL, mais en mieux.
count down
Vraiment émouvante et rock. Ayu portait un corset cuir, sa jupe était bouffante, la moitié du costume c'était la robe rouge du précédent live de Memorial Address, l'autre moitié c'était donc du cuir.
Memorial Address
Le public a été apparemment content de l'entendre.
Bonne performance, elle n'a pas pleuré.
Vidéo
Son oriental dans la vidéo. Les écrans montraient une version pixelisée d'Ayu dans la petite robe argentée que l'on a pu voir dans les messages de la TA. Ensuite, on a un flash rapide la montrant dans l'habit noir oriental, et les danseurs dansent pendant tout le reste de la vidéo.
Don't look back
Costume violet, un peu comme Jasmine dans Aladdin? Mais sans le nombril à l'air XD Un sari violet clair était attaché à son dos et ses mains comme une cape, un peu comme ce qu'elle avait pour momentum au CDL.
Pendant la chanson, les écrans montraient ce qui avait l'air d'être la chambre d'un palais. A la fin de la chanson, une silhouette sombre arrive et envoie la chambre au loin (comme si c'était un plateau) pour révéler un paysage désertique. La chanson est bien mieux en live que sur CD.
INSPIRE
Même choré que le CDL, les écrans montraient un désert.
Because of You
La performance vocale était bonne, mais apparemment elle avait beaucoup de mal. Elle fronçait les sourcils en appuyant sur son oreille gauche tout le temps qu'elle chantait, ça faisait peine à voir. Mais elle a réussi à se débrouiller pour donner une bonne performance. Elle a enlevé le sari avant le début de la performance.
Interlude
Chanson chantée par Peco et Princess sur un cabaret, et qui était apparemment très bonne. Go-Mi était là aussi et dansait, il était habillé un peu comme un propriétaire de casino, ou un M. Loyal.
Sexy Little Things
Vraiment intéressante, Ayu et une danseuse portaient exactement le même costume de lapin. Ayu était en blanc, la danseuse était en rose, mais au début, il était très difficile de dire qui était qui.
STEP you
3 verres à champagne géants, Ayu était assise dans l'un d'eux.
Thème du casino. Il y avait des accessoires comme des jetons géants de poker, des trucs comme ça.
Jump!
Elle ne se souvient que d'un clown habillé en punk, avec un guidon autour du cou. Il a été présent sur le grand écran jusqu'à la fin du concert, il accordait ses actions et ses mouvements aux chansons qui passaient.
Lady Dynamite
Tous les danseurs étaient habillés aux couleurs de l'Union Jack (rouge, bleu, blanc), Ayu était habillée en motarde punk (veste en cuir, mini-jupe rouge, bottes etc).
Un écran amovible a été amené sur scène, le genre d'écran où lorsqu'une personne passe derrière, une silhouette apparaît sur l'écran et montre les mouvements de la personne qui se trouve derrière. Ayu a été derrière l'écran (qui était sur la scène principale), il a montré sa silhouette, et tout d'un coup ils ont tourné l'écran et Ayu n'était pas là, et elle est apparue sur la scène circulaire.
Tout comme DLB, cette chanson serait bien meilleure en live que dans sa version CD.
until that Day
Semblable aux précédentes performances de la chanson. Il y avait des accessoires sur le thème du cirque sur la scène (des anneaux, des trucs comme ça)
SURREAL - evolution - SURREAL
2 accessoires, une lune et un soleil, de chaque côté de la scène.
Les danseurs sont partis en coulisses et sont réapparus dans tous les costumes utilisés pour le moment dans le concert pendant le rappel final, ils ont tous dit "merci". Le concert s'est terminé avec le rideau se baissant, comme à la fin d'une performance au cirque.
ENCORE
Last Links
Elle avait un peu le souffle coupé pendant cette performance.
Elle portait une version déchirée du t-shirt blanc du encore, avec un short en jean, des bottes blanches, des bas résille déchirés et un grand ruban dans les cheveux.
MC
Zin et Subaru ont assuré le MC, ils ont appris au public la choré de RED LINE, parlé de Londres et du fait que c'était le premier concert de la tournée. Yo-chan est venu aussi parler un peu, et il était vraiment marrant.
Sunrise/Boys&Girls/RED LINE
Malheureusement c'est une exacte réplique du CDL 2009-2010. Pour RED LINE il s'agissait de la version single et pas de la version de l'album. La voix était un peu mieux que dans Last Links.
Conclusion
Super voix, on peut voir le travail qu'elle a fait dessus, surtout pendant le concert principal. Les danseurs se sont améliorés aussi, et ont donné une impression de spectacle de cirque.
Les animations des écrans sont ce qui l'a le plus impressionnée.
28 mars 2009
(miss)understood interview
Le
nouvel album, « (miss)understood ». Quel genre d’image est venue à l’esprit
d’Ayu alors qu’elle faisait cet album ? Quelle attitude a-t-elle prise, et
comment a-t-elle abordé le projet ? Maintenant que le travail est fini,
elle révèle le processus de la production.
… Le titre pour l’album cette fois,
« (miss)understood », a un sens assez profond.
Le
« miss » ne signifie pas « erreur » comme dans
« misunderstood » (« malentendu »), c’est un
« miss » semblable à « mister » (« monsieur ») et
« mrs » (« madame »).
C’est
pourquoi « (miss)understood » peut vouloir dire à la fois
« malentendu » et « une fille qui comprend ».
… Donc il y a un double sens.
Oui.
Ces scénarios de « malentendus », qui sont reconnus comme des
« quiproquos », arrivent souvent dans la vraie vie. En tant
qu’humains, tout le monde a vécu des quiproquos, n’est-ce pas ? Il y a
aussi probablement des fois où on comprend une personne elle-même. Peu importe
à quelle hauteur on souhaite aller, on va toujours penser que le présent est la
frontière. Peu importe combien on peut avoir confiance en quelqu’un, on aura
toujours peur de laisser cette personne se rapprocher trop de nous. Et bien que
l’on comprenne tout ça, on est toujours disposés à accepter le fait que le
monde est plein de quiproquos. C’est la nature humaine.
C’est
pourquoi, bien qu’il existe beaucoup de sens différents de ce mot selon moi, je
trouve ça bien que tout le monde trouve le sens qui lui convient le mieux, et
le définisse pour lui-même.
… Ce que vous avez dit sur la
« compréhension » et le « quiproquo » est vrai. Mais quand
j’ai écouté l’album, je me suis dit que la plupart des chansons se connectaient
très bien.
C’est
juste arrivé d’une certaine façon, bien que je n’avais pas spécialement fixé de
thème. A première vue, il y a quelques chansons qui traitent de « l’amour
entre toi et moi ». Mais, en fait, plutôt que ce soit une chanson que je
chante, il s’agit plus de chansons dans lesquelles vous êtes le personnage
principal, chantant pour moi. Je ne sais pas pourquoi mais c’est ce qui est
ressorti de nombreuses chansons.
Oui, oui. C’est pourquoi, bien que ce
soit une chanson d’amour, après l’avoir écoutée plus attentivement, je me suis
demandé si la chanson ne parlait pas complètement d’autre chose. « fairyland »,
par exemple. Au premier abord, on éprouve de la joie en écoutant la chanson, et
on la trouve mignonne et éclatante. Mais après l’avoir écoutée plusieurs fois,
on ressent que quelque chose de sombre se cache derrière cette chanson, quelque
chose comme le côté obscur de la nature humaine.
Avec une chose si confuse mélangée à la
chanson, il y a plus que l’éclat maintenant. Elle est devenue un travail qui
vous rappelle constamment l’existence de l’ombre derrière votre dos.
Cet
album contient 16 chansons au total, dont 2 instrumentales. Même les chansons
relativement joyeuses ont des thèmes assez surréalistes, rendant le contenu de
la chanson très grave et sombre. Je ne m’en suis rendue compte qu’après avoir
fait l’album complet. A cause de ça, j’ai eu du mal à décider l’ordre des
chansons (rires). Mais, quand je regarde le livret des paroles tout en écoutant
les chansons, je peux les entendre être chantées par une fille adorable, une
fille qui s’inquiète au sujet de l’amour.
Ainsi
j’ai pu les écouter le cœur léger, comme si j’écoutais une musique de fond,
sortant doucement d’une chambre. A chaque fois que je pense à différentes
choses ou que je souhaite me trouver, rien que le fait de regarder le livret
des paroles tout en écoutant les chansons m’aide vraiment à voir l’envers du
décor. C’est-à-dire : en correspondant parfaitement à chaque situation
possible et imaginable, une seule chanson peut avoir de nombreuses facettes
différentes, tout comme nous les humains (rires).
(rires) Mais c’est finalement parce que
c’est déjà présent dans notre subconscient. Ca se montrera même si on essaie de
le bloquer.
Oui,
je le pense aussi.
… On ressentait la même chose à l’époque
de « MY STORY », mais dans le domaine des paroles, le nombre de cas
où les paroles explorent la nature profonde des humains augmente de façon
régulière, n’est-ce pas ?
C’est
vrai. En d’autres termes, bien qu’il ait été dit que cet album était plus grave
que, par exemple, « Duty » ou « I am… », je sens que je
suis devenue incapable de dire les choses directement. Les chansons sombres
sont toujours sombres, tristes, et calmes, mais dernièrement j’ai ressenti que
c’était encore plus triste de sourire quand on est triste. Bien que l’idée
populaire veuille que la tristesse mène aux larmes, beaucoup de gens de nos
jours ne pleurent plus.
C’est
pourquoi c’est plus douloureux de regarder ceux qui sont vraiment tristes
sourire.
Peut-être
que mes chansons ont aussi pris cette qualité de ne pas être ce qu’elles
semblent être, après que je me sois rendue compte de ça.
Question suivante. Bien que vous disiez
que c’était inconscient, est-ce que cette pensée a juste fait surface un jour
par elle-même ? Ce fut probablement à cause de l’époque dans laquelle nous
vivons, n’est-ce pas ?
Je
pense oui. Je suis sûre que c’est cette époque qui me fait ressentir les choses
de cette manière. Aller toujours plus vite et devenir super populaire, voilà la
norme d’aujourd’hui. Parce que je ne regarde pas beaucoup la TV, je ne suis pas
sûre de ce qu’il en est maintenant, mais avant, il y a eu cet incident à propos
du radis, n’est-ce pas ?
…Oui (rires). Un radis qui avait poussé entre
des fissures dans l’asphalte, et qui avait été traité comme un héros. (Note de
la traductrice Linoa62 : Non vous ne rêvez pas. Le pire c’est que j’ai été
voir sur le net. L’histoire est bien réelle !)
C’est
ça. C’était tous les jours à la TV à une période. Ce n’était pas
extraordinaire, mais ce radis est devenu si populaire (rires). Mais ce sera
probablement oublié très vite et très très rapidement, comme pour toute chose.
Comme si rien n’était arrivé, et tout se tassera à nouveau. Tout est comme ça
de nos jours. Par exemple, quand vous tombez amoureux de quelque chose, à
partir du moment où vous commencez à l’aimer, vous allez passer tout votre
temps et votre énergie à l’obtenir de toute votre âme, en ne vous concentrant
que sur ça. Et quand son temps sera passé, vous renoncerez, ou abandonnerez
complètement. En fait c’est très effrayant quand on y pense.
… Je suis d’accord. C’est comme si tout
le monde avait attrapé une sorte de maladie.
C’est
ça. C’est comme si quand vous voyez ce quelque chose, ça commence à se refléter
sur vous. En ce qui me concerne, quand quelque chose me semble heureux ou
triste, ça va se refléter sur mon humeur, bien que je puisse ne pas penser à ce
quelque chose. Et alors que les gens s’inquiètent en se demandant si ça va
devenir un autre incident du « radis », ils prennent aussi plaisir à
cette lubie. Chacun pense que tout le monde ressent la même chose que lui. Si
ce n’est pas le cas, alors j’ai l’impression que ce cycle rapide d’ « aimer-ensuite-oublier »
n’existerait même pas en premier lieu.
… Je pense que tout le monde ne fait que
suivre le courant.
Exactement
comme dans la chanson titre « (miss)understood », « qu’est-ce
que ces gens veulent vraiment savoir avec leur apparente gentillesse ». Et
après ça « qui cache un couteau aiguisé par la curiosité derrière leur
regard doux ? » au point culminant de la chanson. D’une certaine
manière, j’ai commencé à tout voir sous cet angle. Mais alors que c’est
sûrement un malentendu de ma part, c’est aussi probablement une compréhension
de la vraie situation qui nous entoure, même si l’on ne s’en rend pas compte ou
qu’on ne le comprend pas. Donc mon idée « ce n’est pas loin de la
vérité » est probablement fausse. C’est pourquoi, quand rien dans le monde
n’est juste, cette époque semble être un mensonge, ce qui me rend à la fois
triste et effrayée.
… C’est pourquoi nous perdons lentement
de vue les choses qui nous sont précieuses et chères. En écoutant cet album
avec ça en tête, j’ai l’impression de retrouver une partie de moi-même, et de
vraiment arriver à comprendre ce qui m’est précieux. C’est le message que j’ai
reçu de l’album.
Probablement
parce que tout le monde comprend ce qui lui est vraiment précieux et essentiel.
Ce n’est pas que nous perdons de vue ces choses. C’est plutôt que nous sommes
incapables de dire honnêtement ce qui nous est précieux. Je trouve que c’est
dur d’intervenir et de se faire comprendre. Même si vous le pouvez, vous ne
pouvez pas dire si ça va vous rendre la vie plus facile. Mais même si la vie
devient dure, le fait que vous soyez intervenu est quelque chose qui restera
ancré en vous. Et c’est quelque chose d’important.
Ces gens qui osent intervenir et
s’exprimer sont vraiment courageux. J’ai entendu cette force dans les chansons
de Mlle Hamasaki dernièrement, nous disant de prendre le contrôle de nos vies
et de vivre avec force. C’est le message que j’ai reçu de vos chansons.
Je
ne me suis pas du tout rendue compte de ça non plus, mais j’ai beaucoup chanté
à ce propos récemment, non ? Vivre comme on en a envie, je me le chante
probablement aussi à moi-même. C’est probablement la raison pour laquelle j’ai
chanté à ce propos, avec cette détermination.
Avec cette détermination, quelles sont
les choses qu’Ayumi Hamasaki pense
essentielles pour elle à partir de maintenant ?
Ce
qui est essentiel… Probablement la capacité à élargir doucement les frontières
de ma liberté, pour être capable de voler si j’avais des ailes. Il est inutile
d’avoir des ailes si vous ne les déployez pas. Mais alors que vous en venez à
comprendre les choses, avoir l’assurance de faire face aux responsabilités qui
en découlent sont les premiers signes de la liberté. A chaque fois que vous
faites quelque chose que vous aimez, il y aura de nombreuses conséquences, à la
fois bonnes et mauvaises. Mais si vous fuyez vos responsabilités, ce n’est pas
de la liberté mais plutôt de l’égoïsme. Donc je souhaite acquérir plus de
liberté. De plus, l’idée-même de liberté transcende notre quotidien, donc nous
devons tous les jours revoir cette détermination. Et quand nous le faisons, les
responsabilités qui en découlent augmentent aussi. C’est probablement la raison
pour laquelle je souhaite de la force, bien que je pense être en fait déjà plus
forte que je ne l’étais dans le passé.
En pensant de cette manière, je suppose
que la force contenue dans votre esprit surgit naturellement dans vos chansons,
n’est-ce pas ?
Oui.
C’est pourquoi ces chansons sont réelles, même si certaines des situations que
j’ai écrites dans ces chansons sont fictives. Parce que la vie est si facile à
comprendre comparée à l’amour et la romance !
… Les chansons seront plus faciles à
accueillir pour les auditeurs, aussi. Enfin bref, chacune de vos chansons porte
un message. C’est pourquoi écouter les chansons de Mlle Hamasaki amène toujours
les gens à penser à des choses. Tout comme vous l’avez dit plus tôt, même si
l’on écoute vos chansons en fond sonore, on est tenus de trouver un message. C’est
le sentiment que j’en retire.
C’est
pourquoi ça ne me dérange pas si vous souhaitez penser qu’une chanson est
mignonne ou intéressante, mais j’espère que ce ne sera pas la seule pensée qui
vous viendra à l’esprit. C’est pourquoi cet album,
« (miss)understood », existe. Chaque chanson porte nettement un
message venant de moi, peu importe quel genre de devinettes se trouve là, ou
comment je le cache et je le dissimule. C’est pourquoi, si vous pouvez trouver
ce message, et si ça vous amène à penser à des choses, je serai vraiment
heureuse.
01.Bold & Delicious
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : GEO de SWEETBOX / Arrangements : CMJK
En
résumé, au moment où j’ai entendu la démo, j’ai voulu chanter ! « Je
veux chanter tout de suite ! » Voilà le sentiment que donne cette
chanson. Je trouve que c’est quelque chose de nouveau. Cependant, il n’y a pas trente-six
façons d’avoir un impact sur quelqu’un. Genre « Ah, c’est la nouvelle œuvre
d’Ayu ». Humm est-ce que ça provoquera cette réaction ? Je ne pense
pas, ce sera plus « Eh ? Ca ?! » Donc, bien que je me demande comment tout le monde va
réagir à cette chanson, il n’y a aucune raison de se sentir mal à l’aise. Parce
que je crois que j’ai pu communiquer le message.
02.STEP you
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : Kazuhiro Hara / Arrangements : CMJK
Après
la merveilleuse sensation d’accomplissement que j’ai ressentie avec « MY
STORY », j’ai pensé à ce que je voulais faire ensuite. Puis, au moment où
j’ai reçu la démo pour la chanson et que je l’ai écoutée, je me suis dit « C’est
ça ! », j’avais en fait d’autres chansons déjà terminées, mais j’ai
changé tous mes plans (rires). Parce que c’était la première chanson depuis « MY
STORY » qui m’impressionnait vraiment, j’ai pu écrire les paroles à la
vitesse grand V.
03.Ladies Night
Paroles : ayumi hamasaki / Compositeur :
GEO de SWEETBOX / Arrangements : CMJK
Un
aperçu des conversations entre les filles candides. Et bien qu’elle ne reflète
pas vraiment la vraie nature des femmes, je trouve que, alors qu’on se
rapproche de plus en plus de la fin, le vrai caractère commence à apparaître.
Mais bien sûr, si vous l’écoutez en pensant qu’il s’agit d’une simple chanson
chantée par des filles mignonnes, ça ne sera probablement pas aussi intéressant
pour vous. Même pendant les lives, un extraordinaire sentiment d’apogée se
dégage de cette chanson, et c’est quelque chose à attendre avec impatience.
04.Is this LOVE ?
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : Miki Watanabe / Arrangements : HAL
Venant
droit du cœur, une chanson qui commence vraiment doucement avec beaucoup de
détails, et qui explose ensuite dramatiquement, il n’y a aucune hésitation ici.
La première fois que je l’ai écoutée, j’ai pu m’imaginer en train de la
chanter. Et bien que j’aime vraiment la guitare de Yo-chan qui joue ici, parce
que je devais changer de costume à ce moment au a-nation, je n’ai jamais pu le
regarder. J’aurais souhaité pouvoir regarder en spectatrice, juste une fois.
05.(miss)understood
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : Tetsuya Yukumi / Arrangements : tasuku
Pour
mes chansons, bien que j’utilise le pronom « je », ça ne reflète pas
toujours mes propres sentiments et idées. De mon point de vue, c’est toujours « moi »
à certains égards. « (miss)understood » parle tout comme son titre le
suggère, de malentendu, ou de compréhension. C’est une chanson qui couvre les
deux points de vue, et je pense que même si on n’en lisait que les paroles,
elle resterait toujours intéressante.
06.alterna
Paroles : ayumi hamasaki / Compositeurs : Shintaro Hagiwara &
Sosaku Sasaki / Arrangements : CMJK
C’est
une chanson avec une mélodie unique qui expose pleinement le charme de CMJK
dans ses arrangements. Lorsqu’on la réécoute vraiment, on comprend la liberté
et la franchise avec laquelle la chanson a été faite. Comme les paroles le
disent, que vous fassiez quelque chose ou pas, au final vous serez critiqué.
Donc vous vous dites « à quoi bon ! » (rires). Peu importe ce
que vous faites, quelqu’un dira forcément quelque chose, donc faites juste les
choses comme vous le voulez.
07.in the corner
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : GEO de SWEETBOX / Arrangements : tasuku
J’ai
toujours voulu écrire une chanson qui aurait un sentiment total d’indifférence.
Une chanson qui ne chercherait pas à plaire, ou à attrister, mais qui
semblerait être complètement « indifférente ». Je voulais chanter une
chanson vraiment indifférente. Quelque chose qui ne provoquerait aucune
excitation, quelque chose d’indifférent jusqu’au bout. C’est pourquoi j’ai
baissé le ton de la chanson. C’est une chanson donc avec une musique de fond
élégante mais indifférente et des paroles profondes.
09.Criminal
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : Kazuhiro Hara / Arrangements : Kazuhiro Hara
Bien
que le titre suggère une personne qui a commis un péché, il ne s’agit pas en
fait de ce genre de péché relatif à la loi. Les humains commettent chaque jour
que Dieu fait des péchés, des petits péchés triviaux. Donc c’est une chanson
qui parle sérieusement des péchés d’une personne, et dit comment y faire face.
10.Pride
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : GEO de SWEETBOX / Arrangements : CMJK
Cette
chanson aussi. J’ai tellement voulu la chanter après avoir entendu la démo.
Cependant, ce n’est pas une chanson qui possède une force cachée. Plutôt qu’il
ne s’agisse d’une seule personne chantant avec un sentiment de solitude, la
chanson possède plus un sentiment comme « tout le monde criant ensemble
pour quelque chose d’invisible ». Pour cela, j’ai eu un groupe de
personnes avec une tranche d’âge allant de 6 à 50 ans comme chœur. J’ai eu l’impression
que c’était vraiment cool d’avoir un nombre considérable de personnes chantant
ensemble. Ce fut sans aucun doute le chef d’œuvre de CMJK.
11.Will
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : CREA & DAI / Arrangements : tasuku
On
dit souvent de cette chanson qu’elle sort de l’ordinaire, vocalement parlant,
mais dans le bon sens. Tout le monde a aimé les émotions intenses ressortant de
la chanson. Cependant, je n’ai jamais eu l’intention de changer ma manière de
chanter. C’est pourquoi je pense que ces émotions ont plutôt été éveillées par
le pouvoir de la mélodie ou des paroles. La chanson contient en fait l’émotion
d’une personne qui pense alors qu’elle chante. Donc au final, cette chanson est
devenue une ballade très puissante.
12.HEAVEN
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : Kazuhito Kikuchi / Arrangements : Yuta Nakano & KZB
Bien
que Kazu-bou et moi ayons pris beaucoup de temps pour créer cette chanson, on
se demandait sans arrêt « alors quand est-ce que le point culminant de
cette chanson commence ? » Quand on pensait qu’une partie était le
point culminant, il se trouvait qu’elle ne l’était pas, et on continuait à
sentir que le point culminant viendrait après. Nous avons tous deux trouvé
cette situation difficile très intéressante. Bien qu’il y ait eu de nombreuses
fois où je n’ai fait qu’utiliser la mélodie d’une démo pour en changer
entièrement les arrangements, pour cette chanson, j’ai choisi de rester le plus
fidèle possible à la démo originale.
14.fairyland
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : tasuku / Arrangements : HAL
Pendant
la production, je n’arrêtais pas de changer des parties de la chanson de
moi-même. Avec le sentiment de la lumière brillant sur moi, aah, j’avais l’impression
de me diriger vers un nouvel endroit. A première vue, elle semble être la
chanson éclatante et brillante habituelle, mais elle n’est pas que ça. J’ai
aimé la ligne qui disait « nous sommes maintenant dans l’endroit le plus
proche de l’éternité », peut-être que c’est parce que c’est ce que je
ressentais à ce moment-là.
15.Beautiful day
Paroles : ayumi hamasaki /
Compositeur : GEO de SWEETBOX / Arrangements : tasuku
Tout
le monde veut juste rendre chaque journée belle et merveilleuse, mais comment s’y
prendre pour y arriver ? N’est-ce pas ce à quoi tout le monde réfléchit
constamment ? Cette chanson vous pose une question : « Alors, qu’est-ce
qu’une belle et merveilleuse journée pour vous ? » Au fond de vous,
vous connaissez déjà la réponse, non ? Il est juste difficile de faire les
pas nécessaires pour la réaliser. C’est une chanson qui veut savoir ce que vous
ressentez à ce propos.
16.rainy day
Paroles : ayumi hamasaki Paroles :
ayumi hamasaki / Compositeur : GEO de SWEETBOX / Arrangements : Yuta
Nakano
« C’est une chanson si jolie et adorable, je veux la chanter ! » A part ça, elle ressemble à une chanson que vous pouvez murmurer à l’être qui vous est le plus cher, avec une voix si douce que personne d’autre ne pourrait l’entendre. Elle a le style unique d’une chanson de GEO de SWEETBOX, et la structure de la chanson est aussi très intéressante. Elle fait se demander à l’auditeur « Humm, la chanson est-elle finie ? » « Humm, est-ce que c’est le point culminant là ? » (rires). C’est vraiment un morceau très addictif.
Traduction japonais-anglais : Misa-chan@AHS
Traduction anglais-français : Linoa62
27 mars 2009
MY STORY interview
MY STORY
Ayu elle-même nous parle des 17 pistes présentes dans
le nouvel album MY STORY.
01. Catcher in the Light
Paroles : ayumi hamasaki / musique et
arrangements : CMJK
Une
chanson faite pour démarrer cette HISTOIRE (STORY). D’une certaine manière, la
plupart des albums précédents ont des pistes d’ouverture qui n’ont pas de
paroles = vraiment rien que des instrumentales. Cette fois, cependant, CMJK, qui
a composé et arrangé cette piste, a écrit une mélodie pour elle… Tout d’abord,
je me suis demandé si c’était assez de ne chanter que « lalala ».
Cependant, peu importe le nombre de fois où j’ai pu l’écouter, ce n’était pas
la seule chose que je voyais dans ma tête. J’ai vu aussi des paroles. Et donc,
j’ai écrit des paroles pour accompagner cette chanson, et je lui ai donné comme
titre : « Pour la personne qui a écrit cette chanson :
décidez si vous en voulez ou pas »… (rires) Et donc, CMJK les a incluses.
02. About you
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Kazuhito Kikuchi / arrangements : tasuku
Cette
chanson est vraiment cool ! Elle a été composée par Kazu-bou et
l’originale était en fait beaucoup plus délicate et ressemblait plus à
Kazu-bou. Mais après en avoir discuté avec le producteur, on s’est entendus
pour « essayer de rendre cette chanson plus audacieuse et
rock ! » On a laissé les arrangements à tasuku, et le résultat c’est
cette chanson, totalement différente donc de ce qu’elle aurait dû être.
03. GAME
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : BOUNCEBACK / arrangements : HAL
Bien que le personnage de « GAME » pense que « la vie n’est pas un JEU (GAME) », il ne peut survivre s’il n’y pense pas comme à un JEU. En d’autres termes, toute sa vie jusqu’à maintenant a probablement été contrôlée comme dans un JEU. Cependant, il sait que ce n’est vraiment pas du tout un JEU.
04.
my name’s WOMEN
Paroles :
ayumi hamasaki / musique : BOUNCEBACK / arrangements : HAL
On
a aussi parlé de ça dans l’interview. Le MY (mon) de « my name’s
WOMEN » ne désigne pas que moi, le sens de OUR (notre) est plus approprié.
C’est pourquoi c’est « WOMEN » (« FEMMES ») et non
« WOMAN » (« FEMME »). La mélodie pour cette chanson est
sans aucun doute du monde de son compositeur, BOUNCEBACK, et j’ai demandé une
présentation tapageuse de la part de l’arrangeur HAL. J’ai voulu que le personnage
principal de cette chanson chante ça aux filles d’aujourd’hui, les filles qui
sont nées dans cette ère, y compris elle-même.
05. WONDERLAND
Musique et arrangements : CREA
Mon
idée initiale c’était une chanson qui « circule » comme un cirque
forain. Un cirque forain, avec des clowns tenant des ballons, a donné à Ayu une
image inquiétante inexplicable… Je voulais décrire cette image fidèlement. Dans
cette image, un père et une mère s’amusent avec leurs enfants, mais ensuite le
soleil se couche, le ciel s’assombrit, et les nuages orageux comment à
s’accumuler. Les clowns, eux qui étaient si gentils à la lumière du jour, leurs
yeux commencent à briller, et des sons sauvages sortent de leur gorge… Voilà.
Parce que je voulais placer cette piste avant « Liar », qui commence
avec le son de la pluie qui tombe, je l’ai faite après avoir fini
« Liar ».
06. Liar
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Raita Ikemoto / arrangements : CMJK & Takahiro Izutani
J’aime
vraiment la partie « rebelle » dans le premier couplet de
« Liar ». Avec un son aussi grave que le monde décrit dans les
paroles, c’est la seule chanson de l’album composée par Raita Ikemoto. Ayu
reçoit toujours plusieurs CDs contenant des pistes dignes d’êtres des chansons
pour l’album, et elle choisira celles qu’elle veut placer dans l’album. Cette
fois, après avoir passé en revue ces CD comme d’habitude (après avoir écouté
toutes les chansons candidates pour l’album), elle a trouvé cette chanson, qui
n’était pas supposée être candidate pour l’album, mais qui avait été placée là
par accident… Sans le savoir (elle ne s’en est pas du tout rendu compte), elle
s’est dit « c’est bon ! » et lui a écrit des paroles. Cependant,
quand elle a présenté le travail au réalisateur (de l’album) quelques jours
plus tard en disant « j’ai fini une chanson », on lui a répondu
« cette chanson ne figurait pas dans la liste des chansons
candidates » (rire amer). Par conséquent les arrangements pour cette chanson
ont été faits à la hâte. Donc cette chanson est née parce qu’Ayu n’a pas été douée
en faisant marcher son lecteur CD/vidéo/DVD, dont elle n’a même pas lu la
notice d’utilisation. D’une certaine manière, elle a le sentiment que ce
n’était pas la première chanson à naître de cette manière…
07. HOPE or PAIN
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Tetsuya Yukumi / arrangements : CMJK
Plusieurs
journalistes ont dit que le titre « HOPE or PAIN » était vraiment du
Ayu tout craché. J’ai commencé à écrire cette chanson à partir du dernier
refrain, en pensant « malgré tout ça, dois-je ne pas abandonner et
continuer à m’accrocher à l’espoir ? » et « ou ne restera t-il
qu’une cicatrice ? ».
08. HAPPY ENDING
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Tetsuya Yukumi / arrangements : CMJK
Ces gens qui ont entendu parler de retournements de situation dans une HISTOIRE (STORY), ont probablement pensé que cette chanson aurait au final une « FIN HEUREUSE » (« HAPPY ENDING ») (rires). La « fin heureuse » présente à la fin d’une chanson a le même sens que la « fin heureuse » comme tout le monde la définit depuis très très longtemps. Cependant, même s’il ne me convient pas (ce bonheur défini par tout le monde), ce sera quand même une fin heureuse pour moi. C’est parce que le bonheur peut prendre des formes heureuses, et que la définition du bonheur est différente de personne à personne, donc il n’y a pas de définition commune à tout le monde.
09 Moments
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Tetsuya Yukumi / arrangements : HIKARI
C’est une chanson du premier single de l’année, que j’ai commencé à chanter au milieu de la tournée. La mélodie composée par Yuku m’a vraiment beaucoup impressionnée, et c’est une piste que j’aime vraiment, même encore maintenant. Les paroles parlent de l’équilibre essentiel entre « la force et l’éphémère ». Je pense avoir réussi à décrire le cours de la nature : « fleur, oiseau, vent, lune » magnifiquement avec mon propre style.
10. walking proud
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Tetsuya Yukumi / arrangements : HIKARI
Cette
chanson est née au moment où les paroles de cette belle mélodie qui m’avait
fait une impression si forte ont un jour soudain fait surface. J’aime la
première ligne, qui dit « Mes lèvres ont dit un mensonge ».
« Quand quelqu’un dit un mensonge, la première personne à l’entendre c’est
elle-même », j’ai écrit ça il y a longtemps dans un photobook, et quand
j’ai écrit ces premières paroles, je m’en suis souvenue. Après avoir dit un
mensonge, vous devez en dire un autre pour couvrir le premier, et ensuite
encore un autre pour couvrir celui-là. Et ça s’accumule comme ça. Révéler un
mensonge veut dire en révéler 3, voire même 4, c’est ce qui rend le premier si
regrettable. Je suis sûre que tout le monde, moi y compris, a déjà vécu une
telle expérience auparavant.
11. CAROLS
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Tomoya Kinoshita / arrangements : CMJK
Cette
chanson a un sentiment « chaleureux » ainsi qu’une forme différente
de « gentillesse ». Quand quelqu’un est trop gentil, ça peut être
douloureux, et triste… Voilà à quoi ressemble CAROLS.
12. Kaleidoscope
Musique & arrangements : HAL
Je
pense que le titre « Kaleidoscope » est du HAL tout craché. Je
n’aurais jamais trouvé un mot comme Kaleidoscope, jamais.
13. INSPIRE
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Tetsuya Yukumi / arrangements : HAL
Le
plan de base c’était d’avoir une chanson genre « Boys & Girls »,
avec une image gaie qui crie juste « voici l’été ! ». Cependant,
quand j’ai écouté la démo de Yuku pour la première fois, j’ai ressenti que la
chanson parlait pour elle-même. Tout d’abord, l’énergie contenue dans la
chanson a dirigé l’écriture des paroles, mais quand je les ai assemblées et que
j’ai ajouté ma voix, c’était si différent de l’image gaie de base… Pas besoin
de regarder attentivement pour voir l’image d’un « été pluvieux ». Ca
ne parle pas d’un « été joyeux et agréable », mais d’un stimulant
« été émouvant ». Les paroles parlent de la force tirée de la
franchise de la chanson.
14. HONEY
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Tetsuya Yukumi / arrangements : HAL
Une
chanson gentille, agréable. Les paroles sont simples, la mélodie et ma voix
sont mignonnes, et comme dans un anime (rires). C’est vraiment super qu’une
telle chanson puisse être la PIECE UNIQUE dans cet album.
15. Replace
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : Kazuhito Kikuchi / arrangements : HAL
Cette
chanson partage son compositeur avec « About you » = Kazu-bou. C’est
probablement une chanson qui donne une bonne image de Kazu-bou. Pour Ayu, c’est
en quelque sorte une version 2004 par Kazu-bou de « Who… ». Vous
pouvez vraiment percevoir la douceur de Kazu-bou et son sens du détail, mais la
force centrale repose dans la mélodie. Pour « Replace », j’avais
cette image en tête de la placer en tant que « chanson de fin dans mes
performances lives », donc j’ai demandé des arrangements appropriés à HAL.
16.
winding road
Paroles :
ayumi hamasaki / musique : CREA / arrangements : HIKARI
Une
piste de CREA, après tout ce temps. Contrairement aux autres chansons que CREA
a composées, elle a écrit les paroles tout en composant la mélodie. C’est
pourquoi il y avait une image claire quand elle a commencé à composer ceci.
« winding road » était censée être la dernière chanson qui
terminerait « MY STORY » mais il y a une autre chanson encore qui
résume tout ce qui a été communiqué dans « MY STORY ».
17. Humming 7/4
Paroles : ayumi hamasaki /
musique : CREA / arrangements : Kotaro Kubota
Une
piste appelée 7/4, parce qu’il y a 7 battements en 4 temps, et elle indique la
direction vers laquelle Ayu va se diriger ensuite. Avec « girlish »
du 3è album « Duty » et « flower garden » du 4è album
« I am… », il y a eu des cas où l’album s’est terminé sur une note
gaie. Cette chanson, bien qu’elle ait l’air gaie au premier abord, cogne dur en
fait, et a un point de vue sombre.
PS : Pour « Humming 7/4 », je n’ai jamais expliqué pourquoi tout le monde à la TeamAyu avait pris part au tournage. Donc à quoi a ressemblé cette journée pour tous ces gens ayant participé au tournage ? Ce fut sans aucun doute une journée vraiment longue. Jouer encore et encore avec les changements d’objectifs, et les nombreuses prises de la caméra sous différents angles, même avec les pauses, je pense que ça a dû être dur. Cependant, même au milieu de tout ça, tout le monde ne faisait toujours qu’un et a continué à conserver l’excitation au plus haut, et c’était trop génial !! Je suis vraiment reconnaissante. Le clip de « Humming 7/4 » a été fait avec le réalisateur Takeishi, le groupe, les danseurs, et tous ceux qui y ont contribué, et ce sentiment de coopération avec mes camarades a été génial ! Bien que je pense que personne ne pouvait entendre les paroles de la chanson ce jour-là à cause de tout le bruit, si tout le monde pouvait juste écouter le CD et lire les paroles maintenant, tout le monde comprendrait sûrement pourquoi Ayu a souhaité qu’ils prennent part au tournage du clip de « Humming 7/4 » !
Traduction japonais-anglais : Misa-chan
Traduction anglais-français : Linoa62
13 février 2009
Arena Tour 2009 Live Report
00. Pieces of SEVEN
Comme d'habitude, il y a eu le message de bienvenue d'Ayu "Bienvenue à l'Arena Tour 2009 NEXT LEVEL". Cette fois, le grand écran LCD était divisé en plusieurs parties. Ensuite les écrans ont montré des scènes entrecoupées, en fait quelquefois il n'y avait pas de signal et d'autres fois ça marchait, quelquefois il y avait des pixels noirs sur l'écran quelquefois ça s'éteignait tout-d'un-coup mais ensuite l'écran LCD à côté du grand écran du milieu s'est allumé, et les scènes se répétaient aléatoirement dans tous les autres écrans. Ensuite, Yo-chan a été éclairé en train de jouer de la guitare. L'arena a été éclairée par les lasers verts.
01. Rule
Les lasers verts se sont concentrés en un seul sur le cercle du bout de la scène (les lasers ont aussi entouré le cercle on aurait dit une sorte de cage), ensuite de la fumée est apparue. Ayu a chanté des parties de Rule en version a cappella (comme t2m l'année dernière). Le costume était le même que celui du clip. Ensuite Ayu a commencé à avancer vers le centre de la passerelle jusqu'à la scène principale. La scène du Dragon Volant a été montrée en haut de l'écran LCD du milieu . Les danseurs portaient des costumes de Ninjas. Dans cette chanson, il y a eu des explosions en effets spéciaux.
02. UNITE!
Ayu portait le même costume que pour Rule, l'écran qui montrait le Dragon a changé de fond pour montrer un globe terrestre. Ayu l'a chantée avec beaucoup d'énergie, après avoir fini la chanson, elle est descendue en utilisant la plateforme, et les lumières se sont éteintes.
03. Disco-munication
Il y a eu une vidéo. Cette fois, Ayu vivait dans un monde genre celui de Mario Bros. Elle jouait Mario dans la vidéo, si elle mangeait le champignon, elle devenait plus grande, ensuite quand elle rencontrait des monstres, elle devenait plus petite, et elle devait aussi sauter au-dessus des murs et des falaises. Ensuite tout-au-long du voyage elle a rencontré les danseurs, et Ayu doit combattre le dernier big boss (il ressemblait à un poisson en forme de note de musique). Ensuite, après avoir vaincu le big boss...Les lumières se sont rallumées.
04. EnergizE
Ayu est arrivée en costume de pom-pom girl avec les danseuses en costume de pom-pom girls elles-aussi. La scène était très colorée et quelquefois, remplie d'étoiles (effet lumineux). Le thème était plutôt mignon. Au milieu de la chanson, les danseurs sont arrivés en basketteurs. Le costume d'Ayu était rouge et ceux des danseuses étaient vert, jaune, bleu ; alignées, elles ressemblaient aux Power Rangers. Ensuite, tous les danseurs se sont mis en ligne et les mots "AYU NO. 1" se sont formés (chacun des danseurs avait une lettre et le "no.1" était fait avec les pom-pom). A la fin de la chanson, les lumières se sont éteintes à nouveau.
05.AUDIENCE
Toujours dans le style pom-pom girl comme pour la chanson précédente. Ensuite Ayu a marché vers la gauche et vers la droite en faisant signe au public. A la fin de la chanson, les lumières se sont éteintes à nouveau.
06.Load of the SHUGYO
La vidéo se passait dans une prison. Au début, Shuya se faisait torturer (électrocuté un truc du genre) par les danseuses. Ensuite Ayu regarde cachée ce qui se passe, parce qu'elle a pitié de lui elle entre dans la prison et offre un verre d'eau à Shuya. Mais Shuya le refuse et casse le verre, et ensuite il appuie sur un bouton pour libérer ses amis (les autres danseurs) de la prison. Ensuite, une alerte se met en route et les danseuses pourchassent les fuyards (les danseurs).
07.LOVE 'n' HATE
Après que les lumières de la scène se soient rallumées à nouveau, on voit les danseurs torse nu enchaînés, les danseuses ont eu le dessus sur eux. Ayu arrive avec un costume genre gardienne de prison comme dans la vidéo. Il y a une scène de dispute entre Ayu and Shuya.
08.identity
Le costume précédent a été retiré, Ayu porte un débardeur gris-noir. Encore Ayu contre Shuya avec la scène de dispute. Ayu et Shuya ont marché le long de la passerelle. Ensuite il y a encore eu une explosion en effets spéciaux.
09.In The Corner
Ayu est arrivée avec exactement le même costume qu'elle portait au PCDL, la mise en scène, etc, tout était pareil.
10.HOPE or PAIN
Il y a eu une vidéo pour cette chanson. La vidéo montrait Ayu semblant bien aimer quelqu'un, en hiver, au printemps, en été et en automne et puis à nouveau en hiver. Mais il semblait que son amour n'était pas réciproque. Ensuite, un danseur a dansé avec une danseuse. Et Ayu est arrivée en portant la grande robe blanche.
11.GREEN
La scène a été éclairée avec de la lumière verte, et toujours avec la même robe blanche, Ayu a commencé à chanter en marchant le long de la passerelle jusqu'au bout (donc jusqu'au cercle). Tout le public s'est rapproché de la passerelle pour voir Ayu de plus près. Ensuite, pendant qu'elle marchait vers le cercle, il y avait un rideau qui s'est élevé avec la scène en forme de cercle, il y avait des danseurs dansant à l'intérieur.
12.Days
Pour cette chanson, Ayu a retiré sa robe blanche pour apparaître dans une robe sirène rose. Ayu était toujours sur le cercle, et après Shuya s'est dirigé là où se tenait Ayu, à la fin de la chanson ils s'enlacent tous les deux. Après ça, les danseuses ont commencé à faire des acrobaties et la scène à l'écran du fond a été divisée en 2 puis en 4 et en 8 etc).
13.evolution
Pour cette chanson, Ayu portait le costume noir et comme d'habitude elle a crié "Vous êtes prêts..." etc.. au milieu de la chanson. Une performance habituelle d'evolution, les danseurs portaient le costume bling-bling.
14.SIGNAL
Le costume était le même que celui d'evolution. Ensuite il y a eu la présentation des danseurs.
15.rollin'
Ayu est apparue dans un costume violet bling-bling (le même costume que pour Real me au PCDL) Ayu portait des lunettes qui ressemblaient à celles des cyclopes dans X-Men et elle a chanté comme un robot. Les danseurs portaient un costume d'astronaute blanc. Sur le grand écran, il y a avait des spectres flous et des codes informatiques, c'était un thème plutôt futuriste et Ayu portait une perruque au carré.
16.Sparkle
Ayu portait le même costume que pour rollin'. Les scènes sur l'écran étaient à nouveau aléatoires, quelquefois, on aurait dit qu'il y avait des cellules qui se divisaient, et des blocs figés qui tombaient etc.
Ensuite sur cette chanson, il y a plusieurs parties "no no no", elle a demandé au public de les chanter jusqu'à ce qu'elle soit satisfaite. Avant ça elle criait "ENCORE! ENCORE! ENCORE DES NO NO NO!" et il y avait des gestes aussi pendant les "no no no" (genre faire des X en utilisant les mains) jusqu'à ce qu'elle dise "OK BIEN!" ensuite elle a continué à chanter.
17.Bridge to the sky
Sur l'écran, dans un ciel il y avait un nuage, et il y avait des escaliers qui conduisaient jusqu'au ciel. Après ça, ça a continué avec un diaporama de photos d'Ayu et il y avait plusieurs photos d'elle et une où elle était bébé et ensuite ces photos ont formé une chaise.
18.NEXT LEVEL
Au centre de la scène, il y avait une chaise qui était illuminée, ensuite les danseurs sont arrivés et les autres chaises sont apparues aussi. Ayu est arrivée en portant le smoking blanc avec le même costume qu'elle portait au PCDL y compris le chapeau bling-bling. Ensuite quand elle chantait, elle était assise sur la chaise et la chaise volait. Sous la chaise, un chandelier et la chaise n'a volé que pendant environ une minute.
ENCORE
Les lumières se sont éteintes pendant environ 5 minutes, ensuite le logo A a commencé à danser, jouer au golf et il a dit qu'il irait à Nagoya (prochaine destination de la tournée). Il y a aussi eu le logo A de Yo-chan et Enrique. Le logo A a aussi fait des quizz pour faire deviner les covers des singles d'Ayu.
19.Curtain call
Ayu est apparue en portant le t-shirt Team Message (le même que celui du PCDL) et a commencé à chanter. Les danseurs portaient des tee-shirts noirs et les choristes aussi.
20.For My Dear...
Pareil que Curtain Call
- MC -
Le MC a été assez long. Ayu a dit merci au public d'être venus aussi le 2è jour aussi. Ensuite, elle a dit qu'à partir de là ce serait Zin qui ferait le MC aussi. Ensuite, 3 nouveaux danseurs ont été présentés. Après ça, Zin a enseigné la choré de MY ALL.
21.everywhere nowhere
Il y avait des arcs-en-ciel et des paysages sur l'écran. Rien de spécial XD
22.Boys & Girls
Comme d'habitude, Ayu et le public ont chanté ensemble, Ayu a marché le long de la passerelle en faisant signe au public ainsi que tous les danseurs.
23.MY ALL
Ce fut la dernière chanson et elle fut comme les performances précédentes de MY ALL. Après ça elle a redit merci, elle espère qu'elle nous reverra prochainement, ensuite Ayu a fait "sssshhhh"et a crié "Arigatou gozaimasuuu" et ensuite elle est partie en courant.
La voix d'Ayu n'était pas aussi ennuyeuse que l'année dernière même si quelquefois il y avait des fausses notes dans les aigus, mais pas autant qu'à Yoyogi l'année dernière.
Bien que les costumes et les effets spéciaux n'étaient pas aussi spectaculaires que ceux des précédents AT, celui-là était quand même plutôt cool.
Credit: Shunchan
Indonesian-English translation/edited by Ayu's Story
Traduction anglais-français : Linoa62
02 février 2009
Interview Scawaii 2007 : A BEST II
[SCawaii 2007
A BEST SONGS
Dans son dernier album, Ayu a choisi ses "meilleures" chansons.
Q. Un PV qui vous a étonné le plus parce qu'il était d'une plus grande envergure que vous ne l'auriez cru est…
Dearest
On l'a tourné à Los Angeles. On a utilisé l'endroit où le film “SEVEN” a été tourné et un plateau dans les Studios Paramount. Cette petite fille fut étonnée par le fait que, dans le studio d'à côté, il y avait des stars hollywoodiennes en train de tourner leurs films (rires). Oh, et j'ai ri quand j'ai vu les acteurs de “Star Trek” en train de manger leur déjeuner dans leurs costumes.
Q. Un PV qui vous donne le plus étrange des sentiments est…
Endless sorrow
C'est le seul clip dans lequel je ne suis pas le personnage principal. J'avais beaucoup d'émotions en moi à ce moment-là et j'ai choisi de faire ce genre de clip, mais le petit garçon qui jouait le personnage principal a fait un travail fantastique. Quand je vois ça, je me souviens de moi regardant ce tournage jusqu'à la fin.
Q. L'une de vos chansons favorites est…
HANABI ~episode II~
Bien sûr j'adore chacune de mes chansons, mais cette chanson figure dans le haut de mon classement. C'est l'épisode II, donc j'ai un sentiment personnel pour l'original HANABI aussi. J'ai juste fait un clip pour la partie II, et c'est un clip très simple dans lequel je ne fais que pleurer. Mais c'est la première fois que je montrais autant d'émotion ; je pense que j'ai vraiment donné toutes les émotions pour ces 2 chansons là. Je suis heureuse que beaucoup de personnes apprécient ce clip. Même s'il n'est pas vraiment beau… Je ne fais que pleurer avec le visage "fripé" (rires). J'ai d'abord hésité, je me demandais si ça allait bien rendre, mais je trouve qu'il est réussi. Je ne joue pas dans ce clip, je pleure vraiment.
Q. Le clip dans lequel vous avez vécu l'expérience la plus angoissante est…
HEAVEN
Je me souviens encore de la tension de cet unique plan. Tout le casting et l'équipe savaient que ce n'était qu'une seule prise, donc l'atmosphère était vraiment tendue. Quand la prise fut terminée et que nous fûmes libérés de nos tensions, il y eut un changement instantané d'atmosphère. On était genre "On a réussi!” et on a pleuré ensemble. Je pense que ce fut le moment où nous étions tous dans le monde de HEAVEN et où nous ne formions qu'un.
Q. Une chanson que vous ne pourriez plus écrire maintenant, votre chef d'oeuvre est…
Because of you
Tout d'abord, j'adore la mélodie. J'adore vraiment aussi les paroles. Même si j'y jetais un oeil maintenant, je penserais que j'ai fait un bon boulot en écrivant ça. Il y a d'autres chansons semblables à ces paroles, mais en japonais, on peut faire un très grand changement dans le sens rien qu'en modifiant légèrement les mots. Donc j'ai utilisé une façon de dire "parce que~" légèrement différente dans chaque refrain, ce qui a fini par donner un sens totalement différent. Il y a 2 ans quand j'ai chanté cette chanson à mon Countdown Live, je me suis dit que c'était des paroles que je ne pourrais plus écrire aujourd'hui (rires).
Q. De toutes les chansons que vous avez faites, la chanson qui était nouvelle pour vous et qui avait la mélodie la plus rapide est…
evolution
A l'époque je ne réussissais pas à faire de chansons chez moi alors j'avais amené tous mes instruments à l'hôtel et je les avais faites. En plus j'étais à court d'idées si je restais dans le même hôtel, donc j'avais changé d'hôtel pour chaque chanson. Je pense que j'ai fait evolution dans un hôtel à Yokohama? A ce moment-là, j'étais aussi mordue de guitare, donc après un processus d'essais et d'erreurs, bien que je l'avais faite moi-même, je me suis dit "Wow c'est une chanson très rapide!” (rires). Avant j'avais surtout fait beaucoup de chansons mid-tempo et des ballades, donc c'était très nouveau pour moi, et je pense que mes fans ont été vraiment surpris aussi. Je ne pense pas pouvoir faire une autre "evolution" même si quelqu'un me le demandait. Je pense que cette chanson est née parce que j'avais ce genre de "sentiment" particulier à l'époque. Si je devais faire une autre chanson rock aujourd'hui, je pense que ce serait proche de “Humming 7/4”.
Q. La première chanson avec des paroles en anglais est…
Real me
Cette chanson a été un grand défi pour moi ; la chanson en elle-même, mais aussi les paroles en anglais et la chorégraphie dans le clip. C'était la première fois que je dansais autant, donc je m'étais entraînée comme une malade (rires)! La nuit je luttais pour me souvenir de cette chorégraphie très rapide dans le studio, donc j'ai vraiment été contente quand on m'a fait signe que c'était ok après le tournage, et que les chorégraphes CHIHARU et ETSU m'ont dit que c'était bon!
J'ai levé l'embargo sur l'anglais à partir de mon album “RAINBOW”. A l'époque j'avais gagné un MTV award et j'avais eu la chance de me produire dans d'autres pays asiatiques plusieurs fois. Quand je l'ai fait, j'ai eu le sentiment que le japonais ne pouvait pas atteindre ces gens. Donc cette petite fille s'est tout simplement dit que l'anglais était le langage le plus répandu. C'est comme ça que ça a commencé.
Q. La chanson qui vous rappelle le plus cruel des souvenirs est…
my name’s WOMEN
Le tournage de ce clip a été siiiiiiiiiiiiiiiii dur. Pendant combien de temps suis-je restée levée? Je n'ai pas dormi pendant quoi, 2 jours et 2 nuits, et dans la dernière partie du tournage, CHIHARU et ETSU, les danseurs et moi, tout le monde quoi, on ne faisait que rire. Il y avait toujours quelqu'un qui faisait des sortes d'erreurs. Mais on pouvait leur pardonner parce que c'était si amusant (rires). J'avais fait un concert avant le tournage, et j'étais venue tourner sans dormir, et le lendemain du tournage c'était l'"Aichi Expo". Je ne me souviens pas
comment je suis allée à Nagoya en partant du studio (rires).
Q. Au contraire, la chanson qui vous rappelle le plus agréable des souvenirs est…
fairyland
Cette chanson me rappelle beaucoup de souvenirs. J'aime aussi cette chanson. Il y a quelques jours, alors que j'étais sur l'ordinateur, "fairyland" a soudain retenti, alors je suis juste allée l'écouter. Je n'écoute jamais mes chansons chez moi et même si mes chansons passent à la TV, je change de chaîne. Mais je l'ai écoutée jusqu'à la fin et je me suis dit, “j'aime vraiment cette chanson”. Il y avait vraiment une bonne ambiance sur le tournage de ce clip. J'ai été à l'étranger avec les danseurs, et on ne s'est pas reposés, on n'a pas dormi, mais je me suis vraiment bien amusée là-bas. Même si je m'envolais à cause du vent causé par l'hélicoptère (rires).]
Traduction japonais-anglais : ray348
Traduction anglais-français : Linoa62
11 janvier 2009
A Song for XX Notes sur les chansons (01/1999)
Puis-je vous demander tout d'abord le sens du titre de votre album "A Song for XX"?
Ayu: J'aimerais que les auditeurs imaginent le “XX” comme leur chose favorite ou le nom de la personne qu'ils aiment, ou peut-être un numéro. Pour moi, une seule réponse existe pour le "XX". Mais, si je l'écris, ça réduirait l'image pour l'auditeur. Et donc j'ai décidé de faire ce "XX" pour que chaque personne puisse plus facilement projeter dessus ce qu'elle désire.
Quand avez-vous commencé à enregistrer l'album?
Vers début septembre.
Mais n'étiez-vous pas occupée à ce moment-là à faire les singles?
Oui, c'est vrai. Au moment où l'album a été décidé, c'était déjà prévu que je sortirais 2 singles, “For My Dear…” et “Depend on you”. Donc on travaillait sur l'album simultanément.
Il est incroyable qu'en dépit de cet emploi du temps intense, vous ayez fait 16 pistes en tout, d'une durée d'environ 70 minutes.
Je chantais “For My Dear…” dans une émission tv, et ensuite je la rechantais pour l'enregistrement de l'album, et ensuite j'ai fait la même chose avec “Depend on you”. Je chantais, chantais, chantais tous les jours. (Rires) Donc il y a quelques chansons où ma voix est assez rauque.
Je comprends que le chant puisse être dur, mais n'était-ce pas plus dur d'écrire les paroles de toutes les chansons?
Je suppose que j'étais juste pleine de choses que je voulais écrire. (Rires)
Je vois qu'un groupe très varié de paroliers a collaboré à cet album, qui va de Yasuhiko Hoshino (qui a travaillé sur une bonne partie des singles), à Akio Togashi (qui produit des artistes comme m.c.A-T et DA PUMP), en passant par Mitsuru Igarashi (d'Every Little Thing).
Avec Igarashi-san et Togashi-san, ce n'était pas genre, “Enchantée de vous connaître. J'attends avec impatience de travailler avec vous.” C'était plus comme si on se connaissait depuis très longtemps, donc ce fut vraiment facile. Mais j'avais une image si formidable d'eux que je ressentais aussi beaucoup de pression, je devais écrire des paroles qui seraient de leur niveau. Donc je ne voulais pas écouter les cassettes démos DAT. J'étais sûre que si je les écoutais, je resterais trop focalisée sur une idée. Je suis en général une personne qui écoute une chanson comme une malade avant d'écrire les paroles. Mais ici pour les chansons d'Igarashi-san et de Togashi-san, au lieu de faire ça, je saisissais l'essentiel de la mélodie et j'écrivais ensuite les paroles plus tard, avant l'enregistrement, sans l'écouter.
Par rapport à l'époque où je vous ai interviewée avant vos débuts, j'ai l'impression qu'aujourd'hui vous êtes pleine d'assurance. Comme si vous étiez devenue plus "vive" et sérieuse. (Rires) Je ne peux pas m'empêcher de remarquer à quel point le fait que vous ayez grandi et changé durant l'année qui vient de s'écouler semble se révéler, bien sûr, dans vos expressions et vos manies, mais aussi dans vos paroles et votre chant.
Oui, vous avez raison. Je pense que j'ai changé. Parce qu'il y a un an, je n'aurais jamais eu confiance dans les personnes qui m'entourent. Je n'étais pas vraiment douée pour parler avec les gens, donc je dressais un "mur" autour de moi et je gardais mes distances. Mais ça ne veut pas dire qu'aujourd'hui je suis toute "Je te fais confiance. Donc s'il te plaît fais-moi confiance aussi”. Mais j'ai découvert autour de moi à la fois des gens sur qui je peux compter, sur qui je me repose et qui se reposent sur moi, mais aussi des gens avec qui c'est plus genre, “Si tu es sur le point de me faire une crasse, eh bien tu vas me faire une crasse.” Je pense que ce sont ces personnes qui m'ont changée, ça c'est sûr.
Cela dit, un single tous les 2 mois et un album après ça… c'est vraiment un rythme très rapide, non?
J'ai atterri tout droit dans ce monde, j'ai sorti un single tous les 2 mois, j'ai fait l'album... Toujours en train de courir courir courir. Quelquefois j'avais l'impression d'être à la traîne. (Rires) Mais j'ai l'impression que le fait d'avoir été capable de faire ça c'est entièrement grâce au fait d'avoir ces gens sur qui je compte qui m'encouragent. Ca n'a jamais été mon propre travail acharné. Tout le monde m'a aidée à travailler aussi dur. Et je pense que c'est pourquoi nous avons cet album, maintenant.
Je parie que votre producteur Max Matsuura-san vous a donné de nombreux conseils pendant l'enregistrement. Pouvez-vous en partager quelques-uns avec moi?
Quelquefois il s'endort, cependant, la bouche ouverte… (Rires) Je veux dire, c'est quoi ça, hein??? Mais rien que par sa présence, c'était plus facile de chanter pour moi. C'est quelqu'un qui me connaît depuis des années, et c'est celui qui s'est dit que je devais chanter, que je devais écrire des paroles, et que je pouvais chanter, que je pouvais écrire des paroles. Le déclencheur de tout ça c'est mon producteur, Max Matsuura-san, qui m'a encouragée et a dit “Ayu, tu peux chanter,” “Ayu, tu peux écrire des paroles,” “S'il y a bien quelqu'un qui peut le faire c'est toi” et il me faisait me sentir genre, “Eh, je peux faire ça”. C'était une première pour moi. Que quelqu'un me dise: “Tu peux le faire”. Parce que jusqu'alors (à l'époque du collège ou du lycée), si vous me demandiez quel genre de personne j'étais, j'étais le genre de personne à laquelle tous les adultes qui l'entouraient disaient toujours, “Tu ne sais rien faire, alors ne t'embête pas”. C'est à cause de mon producteur qui m'a encouragée que j'ai été capable de changer. Quand il était là pendant les enregistrements, même s'il était à moitié endormi, même s'il n'émettait pas un seul son, j'avais l'impression que je pouvais le faire, et j'avais confiance en moi.
Donc avec quelqu'un à vos côtés pour vous donner confiance, vous avez été capable de faire quelque chose qui va vraiment au-delà de votre vraie force. Est-ce que la sélection et la commande des chansons ont été décidées toutes les 2 après consultation avec votre producteur?
J'ai décidé des chansons et de leur ordre avec mon producteur. La manière dont on a procédé était la suivante : il choisissait plusieurs chansons sur une douzaine de morceaux potentiels, et je choisissais dans celles-là. En ce qui concerne l'ordre des chansons, je voulais vraiment le fixer selon le contenu des paroles, donc il m'a plutôt laissée faire. C'est devenu un vrai flot de chansons qui disent que, depuis ma naissance, j'ai eu le présent et j'ai eu le futur. Mais en tant que producteur, il n'a pas voulu me faire changer d'avis quant à la place de "Present" à la fin.
INTERVIEW: Kazuki Okabe
1. “Prologue” (Musique/Arrangement: Yasuhiko Hoshino)
2. “A Song for xx” (Musique/Arrangement: Yasuhiko Hoshino)
Quand on a fait l'album, ce fut la première piste qu'on ait mise au point. Je démarre toujours par les paroles en arrivant avec elles dans ma tête, et ensuite je les écris quand elles sont entièrement prêtes. Mais avec cette chanson, même si j'avais les paroles en tête, je n'arrivais pas à écrire. Quand je l'ai mise en mots, c'est juste devenu trop réel, et ça m'a pris un certain temps avant de finalement franchir le pas.
J'ai écrit les paroles en me repensant à mon enfance, et donc leur thème c'est les doutes et les angoisses que j'avais, et les choses que je ressentais. Parce que ça parle de quelque chose qui s'est passé il y a si longtemps, j'aurais pu cacher des choses si je l'avais voulu, ou j'aurais pu me définir comme une enfant plus adorable, ou j'aurais pu en faire une plus belle histoire. Mais je ne veux pas écrire de mensonges, et je pense que si j'avais fait ça je n'aurais probablement pas été capable de faire cet album.
3. “Hana” (Musique/Arrangement: Yasuhiko Hoshino)
J'ai écrit ces paroles en regardant une fleur chez moi. Plutôt que de me borner à expliquer clairement ce que je pensais, j'ai regardé la fleur en face et j'ai fait une liste de questions. Jusqu'à maintenant, j'avais toujours détesté ce qui était dépendant, comme les fleurs qui avaient besoin qu'on leur donne de l'eau pour ne pas qu'elles se fanent, et le fait que les gens devaient les aider à vivre. Je me disais toujours, “Essaye de faire quelque chose par toi-même, tu es une petite chose tellement faible.”
Mais après avoir vu une fleur passer de bourgeon à quelque chose de magnifique, ça m'a poussée à me demander quelle réponse était la bonne: “Est-ce que la fleur a pu s'épanouir magnifiquement parce qu'elle savait qu'elle allait se faner un jour?" ou "est-ce que la fleur s'est épanouie magnifiquement parce qu'elle ne savait pas qu'elle allait bientôt faner?" Et je pense être capable de m'épanouir magnifiquement maintenant parce que je sais pour sûr que je vais me faner. Si c'est le cas, alors cette petite fleur doit être assez faible. Parce que, si j'étais une fleur, de toute façon, je ne voudrais pas devenir toute noire et dépérir en une semaine ou 2, ça c'est sûr. Mais bien que je sache que je la méprise, la fleur continue à s'épanouir magnifiquement. Quand j'ai regardé la fleur de cette manière, je me suis soudain sentie très bête de m'inquiéter pour quelque chose d'aussi stupide. C'est le genre de pensées écrites dans la chanson.
4. “FRIEND” (Musique: Yasuhiko Hoshino; Arrangement: Akimitsu Honma)
C'est la chanson associée à ma première chanson, "poker face". Ohlala, c'est si embarrassant que je n'arrive pas (Rires) à me retenir (Rires). Quand on écoute l'album depuis le début, on peut dire à quel point ma voix est différente sur cette piste. Mais je ne voulais pas la rechanter pour l'album. Je veux dire, on a enregistré cette chanson avant même "poker face", donc c'était vraiment la toute première fois que je faisais un truc de ce genre, et j'ai vraiment essayé tellement fort de chanter que j'ai presque explosé les vaisseaux sanguins de ma gorge. Donc à chaque fois que j'écoute cette chanson, je me souviens de moi à cette époque, et j'ai la gorge qui se serre, je suis toute nostalgique, et je me dis "Ohh, si adorable!"
5. “FRIEND II” (Musique/Arrangement: Mitsuru Igarashi)
Igarashi-san d' Every Little Thing a composé la musique et fait les arrangements sur cette chanson. Avec la piste 4 nous avions “FRIEND”, et celle d'après c'est “FRIEND II”. Ce n'est pas vraiment une "suite", pourtant. Je pense que les idées que j'avais du monde de "FRIEND" avant mes débuts et les idées que j'ai de "FRIEND" maintenant sont différentes. Parce que l'année dernière j'ai rencontré plus de gens que je n'en ai jamais rencontrés dans ma vie, et beaucoup de choses différentes sont arrivées avec beaucoup de personnes différentes. Donc plutôt que de parler de suite, c'est plus comme un "FRIEND" supplémentaire, “FRIEND (de 19 à 20 ans)”. (Rires)
Mais je n'avais pas entrepris de la faire de cette manière au début. Ce qui est arrivé c'est que après avoir écrit la chanson, que tout était fixé et que je l'ai écoutée, je me suis dit "Wow, elle a vraiment une vision similaire du monde que "FRIEND". C'est sûrement ce que j'aurais écrit si j'avais écrit "FRIEND" maintenant.
6. “poker face” (Musique: Yasuhiko Hoshino; Arrangement: Akimitsu Honma)
Premier single, sorti le 8 avril 1998
Chanson du générique d'ouverture pour le mois de mars de l'émission "CDTV" sur TBS
A l'époque où j'ai écrit "poker face", je disais des choses genre “Tu peux pleurer tant que tu veux, mais même si quelqu'un d'autre pleure, je veux rire pour eux.” Mais j'aurais pu être celle qui aurait pleuré plus que n'importe qui. (Rires) Je pense que j'étais incroyablement seule à l'époque. Et je pense que c'est peut-être pourquoi j'ai mis des choses comme "je veux te montrer à quel point je suis forte” et “je veux être forte” dans mes paroles.
Quand j'écoute cette piste et le second single “YOU”, je pense à une vitre nette. La vitre est utilisée dans les endroits les plus importants de la maison, ça protège du vent, c'est épais et solide, on dirait quelque chose qui nous protège mais alors vraiment. Mais quand elle se brise, ça fait beaucoup de bruit et elle se brise en morceaux à travers toute la pièce, n'est-ce pas? Ces 2 chansons montrent une image de ce genre de force délicate et fragile.
7. “Wishing” (Musique: Hideaki Kuwahara; Arrangement: Akimitsu Honma)
Je ne suis pas le genre de personne qui s'ouvre facilement aux autres, et je ne suis pas très douée pour me faire des amis, ça me prend longtemps avant de devenir l'amie de quelqu'un. Mais je suppose que c'était peut-être à peu près à l'époque où je chantais "YOU... oui, c'est environ à ce moment-là que j'ai rencontré cette personne et que nous sommes devenues amies. (Note de la traductrice : elle parle ici de Natsuki Toyoda, pour en savoir plus cliquez ici)
Les paroles que j'ai écrites pour elle sont devenues ”Wishing”.
Je pense que tout le monde a une personne qu'ils peuvent appeler "meilleur ami". Ils ne peuvent pas vivre sans cet ami. J'ai quelqu'un, et je pense que tout le monde aussi. Mais le truc c'est que les amis et les meilleurs amis ne peuvent pas passer le reste de leur vie ensemble pour toujours. Je suppose que s'ils étaient peut-être amoureux, ils pourraient se marier et être ensemble pour toujours… En termes d'amitié, cependant, ce n'est pas "je serai heureux si je suis avec toi", mais plutôt "je te souhaite tout le bonheur du monde avec ta personne très spéciale”, et “C'est ce qui me rendra heureuse”. J'ai mis ça en mots avec ce morceau.
8. “YOU” (Musique: Yasuhiko Hoshino; Arrangement: Akimitsu Honma)
2è Single, sorti le 10 juin 1998
Chanson de la publicité "Focus 2 Week Lenses"
Chanson du générique de fin d'“ASAYAN”, Tokyo TV
Cette chanson a été faite à peu près au même moment que ma première chanson, “poker face”, et, pour moi, c'est le morceau qui m'a fait réaliser: “Je chante. Je vais être chanteuse.” Avec “poker face” et “YOU” je pensais à quel point je voulais guérir quelqu'un, mais maintenant que j'y pense la vérité c'est que je voulais probablement être guérie. Ça ressort dans les paroles, cette partie de moi un peu troublée. Pendant l'enregistrement, ma santé s'était détériorée et ça a été vraiment dur de faire le chant.
9. “As if…” (Musique: Kazuhito Kikuchi; Arrangement: Akimitsu Honma)
C'est une chanson de Kazu-bou ; il a aussi fait la musique de “Depend on you”. Avant même de le rencontrer, je l'avais imaginé comme un vieil homme grand et gros avec une barbe bouclée. Rien qu'avec son nom, je l'avais imaginé comme étant ce genre de personne. (Rires) Et même quand j'étais en train d'écrire les paroles, je me l'imaginais comme étant ce gars avec sa barbe bouclée qui avait composé la musique. Donc quand je l'ai vraiment rencontré, c'était genre "pas possible!" (Rires) Il était complètement différent de ce que je m'étais imaginé. Et il avait un an de plus que moi... Et donc après ça il m'a laissée l'appeler "respectueusement" Kazu-bou. (Rires)
En ce qui concerne ses chansons, sur l'album il n'y a que “Depend on you” et celle-là, “As if…”, mais je les aime toutes les 2 tellement. Elles sont passées droit dans "le dépôt de ce que j'aime”! Il connaît vraiment mes points faibles, ce Kazu-bou.
10. “POWDER SNOW” (Musique: Hideki Kuwahara; Arrangement: Akimitsu Honma)
J'ai fait cette chanson dans une tentative de briser l'image de moi qui s'était infiltrée dans notre monde. Je l'entends tout le temps : "tes chansons sont toujours positives, revigorantes et joyeuses”, ou “Tu es une chanteuse si importante qui envoie des encouragements et des messages positifs.” Bien sûr je suis très contente qu'il y ait des personnes de ce genre qui trouvent du courage dans mes chansons, je pense que c'est merveilleux. Mais ce n'est pas tout ce que je suis. Il y a des moments où je suis vraiment déprimée, et d'autres où je m'angoisse toute seule. Je ne suis pas toujours joyeuse, et je ne suis pas toujours en train de rire. Ce que j'ai voulu exprimer avec “POWDER SNOW” c'est que je n'ai jamais l'impression que ce n'est pas cool ou que c'est une mauvaise chose d'être négatif, et que c'est mieux d'être positif. Je pense que nous avons tous besoin de réfléchir et de nous angoisser de temps en temps.
La chanson s'ouvre doucement, et vers le refrain elle devient progressivement plus intense pour devenir une ballade dramatique. En ce qui concerne la participation à cette chanson, c'était seulement mon premier album, mais j'ai quand même donné beaucoup d'opinions et d'idées pour ce morceau, comme le nombre de bars que le tout dernier solo de guitare devrait faire, et j'ai demandé que le son des cloches soit mis dans la piste.
11. “Trust” (Musique: Takashi Kimura; Arrangement: Takashi Kimura/Akimitsu Honma)
3è single, sorti le 5 août 1998
Chanson de la publicité "Kaou Sofina Aube Rouge Feelia"
Vers fin mai, j'étais en train d'écrire des paroles dans ma chambre d'hôtel à Los Angeles, mais j'ai vite eu un coup de pompe et je n'arrivais plus à écrire. Donc j'ai dit à mon producteur et à mon équipe “Sortons tous”, et on est allés en voiture, on a fait un tour dans les mêmes endroits pendant 4 heures pendant que j'écrivais “Trust”. Je pense que j'ai été capable d'écrire ces paroles à cause de l'atmosphère chaleureuse qui transparaissait de mon équipe qui était assise dans une voiture depuis 4 heures pour moi, en restant complètement silencieuse, en ne disant pas un mot. Et je ne me sentais pas coupable d'écrire. Bien que je parie qu'en fait tout le monde se disait, “C'est pas possible elle est encore en train d'écrire?”... (Rires)
Et quand les paroles furent prêtes, j'ai découvert que j'avais utilisé le mot "croire" 2 fois dans le tout dernier refrain. Je me suis dit "je me demande si j'ai changé avec cette chanson,” “Je suppose que j'ai trouvé quelque chose en quoi je peux croire.” J'étais surprise moi-même d'avoir utilisé le mot “croire” 2 fois, mais j'étais vraiment heureuse.
On a fait ce clip avec un style qui mettait plus l'accent sur le scénario que les 2 précédents. Et le producteur a demandé, “Avant aujourd'hui tes vidéos étaient relativement inexpressives, donc je veux que tu me fasses des tas d'expressions”. Donc j'ai pleuré, j'ai ri, je me suis mise en colère... Vous pouvez me voir avec de nombreuses expressions différentes.
12. “Depend on you” (Musique: Kazuhito Kikuchi; Arrangement: Akimitsu Honma/Takashi Morio)
5è single, sorti le 9 décembre 1998
Chanson thème du jeu vidéo sur Playstation “Thousand Arms”
Chanson du générique de fin pour le mois de décembre de l'émission "CDTV" sur TBS
“Depend on you” est le premier morceau parmi mes singles où j'ai utilisé un point d'interrogation comme dans "Que vas-tu faire...?" et “remarques-tu...?”
Avec “poker face” et “YOU” il y avait "la moi qui montrait combien elle était forte" et avec "Trust", j'ai été capable d'utiliser le mot "croire", et avec “For My Dear…” j'ai réfléchi au "sens du chant". Et ensuite avec le suivant, “Depend on you”, dont la sortie était prévue pour fin 98, je me suis dit: “Qu'est-ce que ça va être cette fois?” je me suis dit “Qu'est-ce qui a changé le plus chez moi cette année?” et j'ai eu l'impression que c'était définitivement la capacité de compter sur les autres. Et quand j'y ai pensé de cette manière, j'ai eu un peu l'impression que j'étais devenue capable de croire en moi. Je veux dire, si vous ne pouvez pas croire en vous, vous ne pouvez pas avoir confiance dans les autres gens, non? Donc quand j'ai eu l'impression d'être capable de m'aimer moi-même et de croire en moi, je me suis sentie plus forte que je ne l'avais jamais été.
La chanson parle de mes interrogations, si je suis capable de rattraper quelqu'un en ce moment. Et quand je dis “rattraper quelqu'un”, ça n'a rien à voir avec le fait de protéger quelqu'un qui est vraiment faible parce que je m'occuperai de tout pour eux. Je veux dire que c'est bien pour eux de venir me voir et de pleurer ou de se mettre en colère quand ils trébuchent sur quelque chose, se perdent, ou se sentent coincés. Parce qu'on peut faire tout ce qu'on veut, mais au fond il n'y a que nous qui pouvons trouver la réponse. Mais ça dit aussi ça, que dans des moments comme ça, "je ferai n'importe quoi pour t'aider". J'ai écrit “Depend on you” en me demandant si j'avais en moi un peu de ce genre de force.
13. “SIGNAL” (Musique: Hideaki Kuwabara; Arrangement: Akimitsu Honma)
“SIGNAL” m'est venue à l'esprit alors que je conduisais, et que j'attendais dans le vague que le feu passe au vert. Juste comme ça. (Rires)
Nos souvenirs sont toujours si beaux, et on les idéalise si rapidement. Les gens ne se souviennent que des bons souvenirs, et ils oublient de manière fort opportune les mauvais. Et par exemple, les hommes âgés disent toujours "ah ça c'était le bon vieux temps", n'est-ce pas? Mais je suis sûre que s'ils revenaient vraiment à cette époque, il y aurait des choses qu'ils n'aimeraient pas et des choses qui leur donneraient juste envie de fermer les yeux.
Quand vous faites ce genre de travail, s'il y a quelqu'un qui dit que vous êtes bon, il va aussi y avoir quelqu'un qui vous donnera un grand et gros X, et vous serez beaucoup jugé. Quand ceux qui me donnent un grand X commencent à m'atteindre, il y a des moments où même moi je me dis "ah ça c'était le bon vieux temps". Mais, quand j'y réfléchis vraiment, il y a des tas de choses que je n'aimais pas, et il y a des tas de moments de mon passé que je veux oublier. Et c'est pourquoi je vais vivre à fond non pas le passé, ni même le futur, mais le présent. Il y a un message de cette Ayu dans cette chanson.
14. “from your letter” (Musique/Arrangement: Akio Togashi)
J'aime les lettres. J'adore en écrire, j'adore en recevoir. Si quelqu'un vous dit quelque chose à voix haute, vous vous dites "eh bien j'aurai oublié ça demain" ou peut-être "Les mots viennent d'être emportés.” Mais les lettres c'est différent. Quand vous recevez une lettre, vous pouvez supposer que la personne qui l'a écrite l'a passée en revue encore et encore après l'avoir écrite, et que s'il y avait quelque chose qui ne collait pas avec ce qu'elle ressentait à ce moment-là, elle l'a réecrit. Et donc c'est genre, cette lettre elle est vraie. Et comme vous aurez toujours la lettre papier ensuite, ce n'est pas comme si les gens pouvaient écrire une mauvaise lettre. Les lettres sont très importantes pour moi.
Environ au moment où je pensais à écrire cette chanson, il se trouve que j'ai reçu un gros tas de lettres de gens différents, et ça m'a fait repenser à quel point j'aimais les lettres. J'ai passé en revue les taches lorsqu'ils avaient réecrit quelque chose, et je me disais: “Oh, c'était faux, ils voulaient vraiment dire ça”. Cette chanson m'est venue parce que je voulais écrire une lettre alors que je lisais toutes ces lettres. Mais si on utilise des mots comme “watashi”(je) ou “anata”(tu), ça ressemble trop à une chanson d'amour, non? Au lieu de ça, je voulais la faire plus comme un genre de lettre joyeuse, donc j'ai essayé le mot “boku” (je) pour la première fois.
15. “For My Dear…” (Musique/Arrangement: Yasuhiko Hoshino)
4è single, sortie le 7 octobre 1998
Chanson de la publicité "Morinaga Meringue Chocolat"
Environ au moment où j'avais cette chanson à écrire, les gens étaient vraiment à fond dans mon précédent single, “Trust”, bien plus que je ne l'aurai imaginé. J'étais tellement choquée, je ne pouvais pas le supporter. Et voilà comment j'étais, terrifiée, incapable d'être vraiment heureuse. Bien sûr j'étais contente, mais je paniquais, je me disais: “Qu'est-ce que je suis en train de faire?” “Qu'est-ce que je chante? Ce n'est pas comme si j'avais voulu et comme si je m'étais préparée à être chanteuse toute ma vie…”
Depuis toute petite, je ne suis pas douée pour exprimer des choses par la parole. Je suis incroyablement timide près d'autres personnes, et j'étais toujours ce genre de fille qui devenait immédiatement rouge écarlate et baissait la tête. Donc je me sentais vraiment frustrée d'être incapable de vraiment dire les choses que je voulais dire, et je me suis demandé ce qu'il faudrait pour que les gens comprennent ce que je pensais, ou ce que je devais faire pour expliquer mon existence.
En repensant à mon enfance ça m'est venu, je me suis dit : "Eh, c'est ça... J'ai trouvé le chant”. J'écris des paroles et je les chante. J'ai réalisé que j'avais trouvé ça par hasard, et que je devenais plus à même d'exprimer les choses que je voulais dire aux différentes personnes petit à petit. J'ai écrit “For My Dear…” en me disant que je devais exprimer ce sentiment.
16. “Present” (Musique/Arrangement: Yasuhiko Hoshino)
Il y avait eu des discussions sur la trackliste de “A Song For XX” : ne mettre que les 15 premières chansons dans l'album, et utiliser “Present” en tant que piste cachée. Les gens voulant vraiment écouter l'album l'écouteraient du début à la fin et découvriraient l'existence d'une 16è piste. Mais les gens ne voulant écouter qu'une chanson n'écouteraient que celle-là, et ne découvriraient pas la piste cachée. Je me suis dit en en faisant une chanson que seuls les gens qui seraient assez gentils pour écouter l'album en entier pourraient la trouver, mais ça aurait été un petit peu méchant. (Rires)
L'album devenait un flot de chansons qui disaient que depuis ma naissance j'avais eu un présent et un futur. Mais quand je me suis demandé comment je devais terminer l'album à la toute fin, les visages de mon producteur et de mon équipe me sont venus à l'esprit. J'ai pu arriver aussi loin, j'ai pu faire un album parce que j'avais ces gens, parce que j'avais leur amour. Donc en réponse, j'ai écrit “Present”, en me disant à quel point je voulais mettre mes sentiments de remerciements pour m'avoir soutenue en paroles.
Traduction japonais-anglais : evolusean@AHSforum
Traduction anglais-français : Linoa62
06 janvier 2009
TIME asia.com : Interview with Ayu (2002)

'J'ai une idée très claire de ce que je veux'
Dans un entretien exclusif avec TIME, Ayumi Hamasaki parle de sa musique, de ses fans et de la façon dont la célébrité a changé sa vie. Ayumi Hamasaki, Ayu pour ses fans, est la personnalité la plus puissante de la musique pop japonaise. Elle vend plus de disques que n'importe quel autre artiste depuis 2 années consécutives dans le plus grand marché musical en dehors des Etats-Unis. Ses changements de look fréquents influencent le cours de la mode. Ses immenses yeux noirs perçants sont présents sur des panneaux aux 4 coins du pays. Les fans apprennent par coeur ses paroles, se transforment en clones d'Ayu et jurent qu'elle a changé leur vie. A 23 ans, elle règne sur la culture des jeunes Japonais et donc influence celle de toute l'Asie.
Bien qu'Hamasaki donne rarement des entretiens en profondeur, Lisa Takeuchi Cullen de TIME s'est assise avec elle fin février pour parler de son éducation, de ses influences musicales, et de ce qu'elle pense de ses fans en Asie.
TIME : Qui est-ce?
Hamasaki : Marron. C'est un teckel à poils durs. Il n'a encore que 8 mois -un chiot- mais vous ne trouvez pas qu'il ressemble à un vieil homme?
Oui, à cause de ses moustaches. Bref, merci de faire cet entretien. Ce qui nous a intrigués c'est que malgré votre popularité dans la région, la Ayumi Hamasaki que les gens connaissent repose sur une image. Ce que nous aimerions c'est faire connaître à nos lecteurs la vraie Ayumi Hamasaki. Yoroshiku.
Yoroshiku.
En écoutant votre dernier album, je me suis dit qu'il avait une vue avisée du monde. Votre manager m'a raconté que l'attentat terroriste à New York avait eu un impact sur vous. Que vous êtes-vous dit quand vous l'avez vu à la TV?
Je me suis dit que ce devait être un film. Je ne pouvais pas croire que c'était vrai. J'ai été à New York plusieurs fois, et je ne pouvais pas accepter que c'était vraiment la réalité.
Est-ce que ça a influencé votre musique?
Oui. Ca a inspiré une de mes chansons sur l'album [A Song Is Born].
Et l'image sur la couverture de l'album. La colombe blanche — un symbole de paix.
J'avais une idée complètement différente pour la couverture au départ. On avait déjà réservé l'endroit, décidé de la coiffure, du maquillage etc. Mais après l'attentat, comme à mon habitude, j'ai tout d'un coup changé d'avis. Je savais que ce n'était pas le moment de faire du tape à l'oeil, de faire des poses et des costumes travaillés. Ca peut sembler étrange venant de ma part, mais je me suis rendue compte que mes paroles et mon apparence avaient un impact important.
On m'a dit que ça a aussi influencé votre décision de vous rendre en Asie.
Je ne m'y suis jamais rendue.
Jamais?
Oui, bien que j'aie été aux Etats-Unis plusieurs fois.
Qu'avez-vous ressenti devant vos fans au MTV awards show [à Singapour]?
J'avais entendu dire que beaucoup d'asiatiques m'appréciaient, mais je n'avais pas idée à quel point. J'étais stupéfaite. Ils étaient... passionnés, surtout comparé au Japon. Je n'aurais jamais pu imaginer ce genre d'accueil. Ca m'a fait réaliser à quel point les gens en Asie me soutiennent, et que je devais revenir.
Vous avez fait vos débuts de compositrice avec cet album. Qu'est-ce qui vous a poussée à le faire?
C'est la manière dont je travaille, comme à mon habitude, je fais tout à la dernière minute. Même si on m'a donné 2 mois, je vais le faire pendant les 3 derniers jours. C'est mieux bien sûr de demander à un professionnel de le faire.
Parce que c'est plus rapide?
Non, en fait. C'est dur de décider comment accorder les mots avec la musique. Ce n'est pas comme si ça faisait 2 fois plus de travail. C'est toujours difficile pour moi d'expliquer au compositeur ce que je recherche. Je ne suis pas une professionnelle, il me manque même les connaissances de bases sur la composition. Mais j'ai découvert que si je le faisais moi-même, c'était plus rapide et plus proche de ce que j'avais en tête. Quand je commence au début, je peux faire exactement ce que je veux.
Comparé à A Song for XX, votre premier album, on dirait que c'est une personne différente qui a écrit les paroles de votre dernier opus. Vos précédentes chansons se concentraient sur la solitude, et elles semblaient plus autobiographiques. I Am..., cependant, prend une direction plus large, évoquant des sujets comme la foi et la paix.
Au départ, je me cherchais moi-même dans ma musique. Ma musique était pour moi. Je n'avais pas le mental nécessaire pour avoir conscience de l'auditeur, j'écrivais pour me sauver. Je ne comprenais pas ce que c'était que d'écrire des chansons. Mais avec le temps j'ai commencé à voir beaucoup de choses, mon influence, les responsabilités que ça me donnait.
Est-ce que ça vous pèse? Par exemple, quand je parle à des enfants au Japon, il me semble qu'ils n'ont pas de rêves, de buts. Mais quand je leur demande qui ils admirent, c'est vous.
Il y a eu des moments où ça m'a pesé. Comme si j'étais poursuivie. Je me poussais... même quand c'était impossible, je ne pouvais pas le dire. Je sais que tout le monde à [la maison de disques] avex travaille dur pour moi, se repose sur moi. Aujourd'hui, ça ne me gêne plus. Je l'accepte. Je peux me reposer sur les autres aussi. J'ai le sentiment que c'est normal de montrer cette partie de moi, et ça a rendu les choses plus facile.
Parlons de votre passé. Vous avez été élevée par une mère célibataire, ce qui était rare à l'époque. Aviez-vous l'impression d'être différente à cause de ça?
Je me disais que la vie de Mommy était étrange, pas la mienne.
Vous l'appelez Mommy? Ca fait tellement américain.
Oui, elle m'a dit de le faire.
Elle vit à Tokyo aujourd'hui?
Oui. Nous restons très proches.
Et votre père?
Je n'en ai aucune idée. Je ne sais même pas s'il est encore en vie. Il est parti alors que j'étais si jeune, je me souviens à peine de lui.
Votre chanson teddy bear parle de votre solitude à cette époque.
Je n'ai pas compris ma solitude avant d'arriver à Tokyo. J'ai déménagé à 14 ans. Je suis venue seule, sans Mommy. Elle est venue plus tard.
Peu de temps après vous avez quitté votre agence de talents, puis rencontré [le producteur Masato "Max"] Matsuura au karaoké.
Mon ami de [la boîte de nuit] Velfarre le connaissait, et l'a amené au karaoké. Quand il m'a demandé si je voulais faire carrière dans la chanson, j'ai répondu "pas question".
Pourquoi?
Il était plus vieux, et je me suis dit que toute cette histoire semblait louche. Comme s'ils allaient me faire faire autre chose. Je n'avais jamais entendu parler d'avex, je ne comprenais pas vraiment ce que c'était. Je me suis dit que c'était peut-être un club. Ils ne faisaient pas de publicités tout le temps à l'époque contrairement à aujourd'hui. Finalement Matsuura et moi en sommes venus à discuter au téléphone. Je l'ai vu cette année-là 3 fois environ.
Ensuite il vous a envoyée suivre des cours de chant.
Je n'avais rien de mieux à faire. Cette année-là il n'a pas arrêté de me demander, "vous ne voulez toujours pas le faire?" J'ai fini par dire oui. Je ne faisais rien à l'époque, j'allais en boîte et au 109 [tour renfermant des magasins pour les ados à Shibuya]. Alors il m'a dit de prendre des leçons, et j'ai détesté. C'était nul. Je déteste faire des choses en groupe. Donc je n'ai pas été. Mais j'ai dit à la maison de disques que j'y allais. J'étais quoi, une adolescente. J'ai arrêté l'école en 2nde, mais les leçons me donnaient l'impression que j'y étais retournée. S'il y a des règles, je ne peux pas m'en empêcher, je veux les enfreindre. Je ne répondais même pas au téléphone parce que je savais qu'il me poserait des questions sur les leçons. Je ne savais pas quoi faire.
Donc en gros vous êtes devenue une star malgré vous.
J'avais l'impression de perdre ma liberté. A la simple pensée qu'on me dise à quel heure je devais me lever, manger... Mais ensuite Matsuura m'a dit d'aller à New York. Je me suis dit qu'il devait plaisanter. Je veux dire, j'avais 17 ans. Je me suis dit que ce serait pareil, que je détesterais. Mais ce fut vraiment génial. New York fut un soulagement —pas complètement hierarchisée et à cheval sur les règles. Je logeais dans un hôtel du centre-ville de Manhattan, et je me rendais aux leçons à pied quelques pâtés de maison plus loin.
Ensuite vous êtes revenue au Japon et avez commencé à écrire des chansons?
Pas parce que j'avais l'intention de le faire. L'idée de les écrire ne m'est pas venue toute seule. J'avais du mal à exprimer mes pensées... Je n'arrive pas très bien à communiquer de cette manière. Donc j'écrivais des lettres à Matsuura. Il les a lues et a dit, "Pourquoi vous n'essaieriez pas d'écrire des chansons?" Personne ne m'avait jamais rien demandé auparavant, n'avait jamais rien attendu de moi. Une partie de moi était flattée ; une autre était terrifiée mais ne voulait pas admettre que je ne pouvais pas le faire. Plein de gens m'ont tapoté doucement la tête et dit "n'est-elle pas adorable". Il y en a tellement qui ne font que me complimenter. Senmu ['le manager' Matsuura] se met en colère, mais quand il me félicite, je sais que j'ai réussi. C'est lui qui m'a découverte et m'a sortie du trou.
Quand vos chansons sont devenues des succès et que votre visage a commencé à apparaître partout, comment votre vie a-t-elle changé?
Elle a énormément changé. Je ne pouvais plus sortir, bien que même maintenant j'oublie quelquefois et je dis "Eh, je vais juste à l'épicerie". Mon équipe me regarde et me dit, "mais vous ne pouvez pas". Et je suis genre "pourquoi non?... Ah oui c'est vrai." Je ne peux pas beaucoup aller au 109, par exemple, bien que j'aime toujours y aller. Je dois envoyer mes stylistes maintenant.
Votre image demeure encore beaucoup votre propre création, non? Ce qui m'a frappée en vous regardant à votre séance photo hier soir [pour les couvertures du futur album], c'était à quel point vous contrôliez tout.
J'ai une idée très claire de ce que je veux. Comme l'un de mes costumes hier soir, j'ai fait faire le haut à partir d'un pantalon que j'ai trouvé dans une boutique. Il est français, je crois. J'avais cette idée de faire une image de "Fausse Japonaise" —vous savez, comment un étranger perçoit le Japon.
Vous êtes connue pour vos spectaculaires changements de looks comme celui-là. Je pense que cela aide à entretenir l'idée que vous êtes plus un produit qu'une personne. Qu'est-ce que ressent Ayumi Hamasaki la personne envers Ayumi Hamasaki le produit?
Nous sommes semblables, à certains égards. C'est ma propre image. Il est indispensable que l'on me voie comme un produit. Je suis un produit. La personne "Salut, moi c'est Ayu" à la TV, je sais que c'est ce qu'ils veulent voir. Je comprends que ce soit mon rôle de réaliser le rêve des gens. Ca ne me dérange pas tant que mes chansons restent les miennes. Personne ne peut me retirer mes chansons. Par exemple, des centaines de personnes travaillent chez avex. Elles travaillent dur pour moi. Je comprends que mes paroles ne m'appartiennent pas, que tout ce qui sort de ma bouche les affecte. Mais mes chansons sont à moi.
Quelle est la chanson dont vous êtes la plus fière?
J'aime toujours toutes les dernières chansons que j'ai faites. Elles sont les plus proches de la personne que je suis à ce moment-là.
Et qui voulez-vous être? J'ai entendu dire que vous avez déclaré que vous n'aviez pas de rêves.
C'est vrai. Je n'ai pas de rêves. Comment dire ça? Je suis moi-même un rêve.
Et votre futur? J'ai entendu dire que vous pensiez à vous lancer dans la mode.
Je ne me fixe pas de buts. Comme, c'est ce que je veux faire dans je ne sais pas combien d'années. Je fais ce que j'aime faire à ce moment-là. Si je me réveille demain et que je décide de danser, c'est ce que je ferais. Ou de créer des vêtements. Je pense que je me jetterais à corps perdu dans la chose que je ferais. Ca n'a rien à voir avec le fait d'abandonner ce que je faisais avant, ou d'abandonner tout court. Ca a à voir avec le fait que si je meurs demain, j'aurais vécu de la manière dont je l'aurais voulu.
Qui écoutez-vous?
Les Smashing Pumpkins. Joan Osborne. J'avais adoré sa chanson dans [le film] Vanilla Sky, donc je m'étais achetée la bande originale mais elle n'était pas dessus. J'ai posé des questions à tout le monde sur cette chanson, et finalement mon ami à Hawaii m'a dit qui c'était. Michelle Branch aussi. Elle est très populaire en ce moment au Japon, et vraiment jeune. Oh, et Kid Rock. S'il y a bien un genre de musique vers lequel je me penche, c'est le sien. Une sorte de mélange de plusieurs choses -de rock, de grunge et de rap.
Il y a une influence rock dans votre dernier album.
Oui.
Vous parlez de votre influence sur les autres. Y a-t-il quelqu'un qui vous influence?
On a écrit dans un quelconque journal que j'étais la Britney Spears japonaise. Je l'aime bien, et c'est divertissant de la regarder, mais je n'ai pas l'impression qu'elle soit sa propre création. Celle que j'admire vraiment c'est Madonna. Ce que j'admire chez elle c'est qu'elle a réussi avec ses propres conditions. Mais quand j'ai dit ça à Singapour, la presse a raconté que je voulais chanter sur scène avec elle. C'est complètement faux. Je ne pense pas que l'on devrait rencontrer les personnes que l'on admire le plus. Je ne veux pas que la réalité interfère avec mon image.
Je vous vois beaucoup de points communs avec Madonna, comme par exemple, le changement constant d'image. Elle a duré aussi longtemps en conservant l'intérêt du public. Pensez-vous pouvoir faire la même chose?
Pas vraiment.
Qu'est-ce qui vous inspire?
Je lis et je regarde des films. Je ne vais plus beaucoup au cinéma, cependant, parce que l'on me reconnaît. C'est pire quelquefois si je porte un costume et que j'essaye de passer inaperçue. Je regarde la plupart de mes films en avion. J'ai vu Fight Club il n'y a pas longtemps, donc j'aime beaucoup Burapi [Brad Pitt].
Referez-vous l'actrice un jour?
Quand je le faisais, je détestais ça. Ce n'était pas amusant. Juste épuisant. Si c'était dans de bonnes circonstances, cependant, le bon projet avec les bonnes personnes qui auraient fait un effort pour me comprendre...
Est-ce votre chien qui ronfle?
Ouaip, c'est lui.
Crea — votre nom d'auteur?
Oui, c'est le nom de mon chihuahua. J'ai 4 chiens -2 chihuahuas, Crea et Melon, un yorkshire nommé Ringo (Pomme), et Marron [le teckel]. Crea est celui qui me ressemble.
Traduction anglais-français : Linoa62
Source : TIMEasia.com








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